FN: Marine Le Pen désavoue un conseiller qui la met «en danger médiatique»

POLITIQUE Son ex-conseiller a diffusé une vidéo polémique après les attaques terrroristes...

M.P.

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Marine Le Pen à Suresnes le 16 janvier 2015.
Marine Le Pen à Suresnes le 16 janvier 2015. — CHAMUSSY/SIPA

L'épilogue de l'affaire Aymeric Chauprade? Marine Le Pen a expliqué ce mercredi au Figaro sa position tranchée sur celui qui était son conseiller aux affaires internationales, et qu'elle a désavoué après qu'il a diffusé une vidéo polémique sur les musulmans et «la cinquième colonne islamique».

>> Portrait d'Aymeric Chauprade, personnalité controversée

«Depuis cet été, Aymeric Chauprade, probablement animé par une soif incroyable de reconnaissance, est incapable de la moindre discipline. Conseiller aux affaires internationales, un domaine réservé de la présidence, il refuse de soumettre ses prises de position, ses textes et ses vidéos. J'ai missionné des cadres pour lui expliquer qu'il existait une discipline de parti et que l'on ne pouvait pas fonctionner de cette manière mais il n'en a fait qu'à sa tête», explique-t-elle au journal, ajoutant qu'elle le lui avait dit au cours de quatre entretiens avec lui mais qu'il n'avait rien voulu entendre.

Pas d'exclusion pour l'instant...

Mardi, l'eurodéputé avait jugé que Marine Le Pen était peut-être «stressée par son entourage» dans cette affaire.  «Je ne suis pas stressée par mon entourage, je sais qu'une telle vidéo va au moins entraîner une poursuite juridique. Pour des propos qu'il refuse obstinément de me soumettre, il me met donc en danger médiatique d'être poursuivie pour provocation à la haine et la discrimination raciale», rétorque-t-elle. De fait, l'association SOS Racisme a annoncé qu'elle allait porter plainte.

Pour le moment, la présidente du FN ne souhaite pas exclure l'eurodéputé. En revanche, elle juge qu'il ne peut rester à la tête des eurodéputés FN à Strasbourg.

Pour la petite histoire, rappelons que Marion Maréchal-Le Pen a tweeté mardi la vidéo d'Aymeric Chauprade, vidéo que Marine Le Pen avait officiellement demandé à ses cadres de ne pas relayer notamment pour des raisons juridiques...