EN DIRECT. Attaques terroristes à Paris: Hollande aux profs: «Un enseignement moral et civique» prévu dès la rentrée prochaine... Le 9 décembre, journée de la laïcité, sera célébrée dans tous les établissements...

LIVE Toutes les déclarations et réactions à suivre sur «20 Minutes»...

Maud Pierron

— 

Le Premier ministre Manuel Valls et le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve le 7 janvier 2015 à la préfecture de police de Paris
Le Premier ministre Manuel Valls et le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve le 7 janvier 2015 à la préfecture de police de Paris — Joël Saget AFP
  • Manuel Valls a annoncé un arsenal de nouvelles mesures et de nouveaux moyens humains pour lutter contre le terrorisme. >> Le détail par ici
  • Au total, 735 millions d'euros sur 3 ans vont être affectés à ces nouvelles mesures, ce qui sera compensé par des baisses ailleurs. >> Le détail par ici
  • Autre effort, sur le front de l'armée: François Hollande a annoncé que la Défense supprimerait 7.500 postes de moins que prévu entre 2015 et 2019.
  • Au niveau politique, à part Marine Le Pen, la plupart des responsables estiment que les mesures annoncées vont au moins dans le bon sens, mais certains aimeraient aller plus loin et plus vite.
18h00: Ce live est désormais terminé
Merci de l'avoir suivi. Pour suivre l'intervention en direct de Nicolas Sarkozy sur France 2 au journal de 20h00 ce soir, rendez-vous ici.
17h45: Quelques mesures à retenir pour cet "acte 2 de la refondation de l'école":
- le 9 décembre, journée de la laïcité, sera célébrée dans tous les établissements
- Un enseignement "moral et civique" sera dispensé dès la primaire jusqu'en terminale, dans toutes les filières. Les professeurs, dans la formation initale, ou de manière exceptionnelle, seront formés pour.
-L'autorité du maître sera restaurée.
- Les parents d'élèves devront signer la charte de l'établissement, pour qu'ils s'engagent.

 
17h45: Le discours de François Hollande est terminé
 
17h42: "Il nous faut la faire aimer la République. Quand c'est nécessaire, la faire craindre", explique François Hollande. Transmettre des valeurs, "c'est votre mission, c'est pourquoi nous comptons sur vous", lance-t-il aux professeurs.  Il dit son "entière confiance en ce que vous êtes", des défenseurs de la République.
 
17h41: "C'est un plan ambitieux, exigeant, c'est un acte de confiance envers l'école, les professeurs", résume François Hollande. Tout cela sera mis en musique avant la fin de l'année scolaire. "La mission de l'école c'est la transmission des savoirs, assurer la promesse républicaine, transmettre les valeurs de la raison, de liberté, d'égalité. Il s'agit de retrouver l'esprit de la lettre aux instituteurs que Jule Ferry envoyât" en 1882.
 
17h35: "La lutte contre le décrochage scolaire devra être accélérée", et il faudra mettre "davantage de moyens humains" et financiers. "Il y a des risques de replis", consent François Hollande, "donc le signalement est indispensable". Les responsables des attentats sont passés par l'école, "ils ont été suivis, puis perdus", dit-il. Même si "la responsabilité individuelle est totale", rappelle-t-il. "
17h33: Il veut renforcer le niveau des élèves, les "armer" pour comprendre le monde.  "La maîtrise du français fera l'objet d'un chantier prioritaire", annonce le chef de l'Etat. "L'imaginaire c'est l'écriture et la lecture", dit-il. "Si nous voulons donner plus de force à notre école, nous devons lutter contre les déterminismes sociaux" d'où sa politique en faveur de la mixité sociale, explique-t-il.

 
17h30: Avec le 11 janvier, Hollande voit "le désir profond des Français de s'engager"
L'école doit aussi s'engager, ainsi que les entreprises. "Ce qui vient de se produire doit être un sursaut" pour "que l'école soit un lieu respecté, de lumière, de savoir", prône François Hollande. Il compte aussi sur les relations avec les parents.
 
17h28: Hollande parle des "rites républicains" qu'il faut entretenir. "Le 9 décembre, journée de la laïcité, doit être célébrée dans tous les établissements".
"Il va y avoir un plan exceptionnel de formation des enseignants" pour les aider à aborder la laïcité et les autres valeurs de la République, explique-t-il. Ce sera aussi dans la formation intiale. "Cette capacité à faire partager les valeurs de la République doit figurer dans les concours de recrutement", explique-t-il. "Mais l'école doit être ouverte, elle n'est pas assiégée, au contraire", assure Hollande.
 
17h27: "Il faut développer l'esprit critique des élèves. Comprendre les images", dit-il. Mais surtout, "il faut renforcer l'autorité du maître. Il a ce que d'autres n'ont pas: un savoir. Une mission confiée par la République", défend le chef de l'Etat, qui veut que l'école soit une maison du "respect". Une charte dans tous les établissements sera désormais signée par les parents. "Des principes doivent être respectés", reprend Hollande qui demande aux parents de respecter les enseignants. "Tous les comportements" contre "les valeurs de la République" ou contre les professeur, "il y aura un signalement", "il y aura une réaction". 
 
17h19: "Un plan d'action" avec des mesures immédiates et des mesures à plus long terme est nécessaire pour "viser à renforcer la transmission des valeurs réupblicaines", explique François Hollande.
L'apprentissage va débuter à l'école primaire et s'achèvera en terminale, dans toutes les filières. Lutte contre le racisme, antisémitisme, laïcité, respect des valeurs républicaines, etc. Toutes ces notions seront travaillées durant toute la scolarité. Il appelle ça "un enseignement moral et civique", dès la rentrée prochaine. Avec un enseignement "laïc du fait religieux" et l'enseignement de l'information, pour faire la différence avec une rumeur. "Pour faire la part des choses", savoir "ce qu'est la vérité, des faits, de la science, du droit", développe-t-il.
17h17: "Je veux ouvrir l'acte 2 de la refondation de l'école", après les derniers événements
Najat Vallaud-Belkacem a ouvert depuis 10 jours une concertation sur le sujet, avec des associations de parents d'élèves, des élèves, des anciens ministres de l'Education nationale, des chercheurs, des journalistes, etc. "Tous ceux qui peuvent permettre que notre puisse être au rendez-vous, puisse être un facteur de cohérence".
 
17h14: "Il convient aussi d'utiliser toutes les nouvelles technologies"
"C'est pourquoi j'ai lancé un grand plan pour le numérique", qui est une "révolution". "La France peut être la première des nations pour l'utilisation du numérique à l'école", lance le chef de l'Etat. Il faut des "contenus numériques" partout. Il faudra revoir les pratiques pédagogiques, dit-il. Et ça passe par une grande "concertation" avec les éditeurs, les profs, etc. Il y aura des cours de codage dès le primaire, rappelle-t-il.

 
17h11: Hollande vante désormais l'université
Il rappelle que de nombreuses bourses existent, qu'un budget de 450 millions d'euros y est alloué. Mais qu'il faut aussi que l'orientation soit bonne. Par ailleurs, il rappelle qu'il a remis en place la "formation initiale des professeurs" qui avaient été supprimées par Nicolas Sarkozy. "Les premiers stagiaires vont faire leur rentrée cette année en France". 
 
17h08: Un droit à la formation pour les décrocheurs jusqu'à 25 ans
François Hollande évoque la réforme à venir sur le collège. Et le droit, jusqu'à 25 ans, de retourner à l'école. "Nous avons décider d'offrir une deuxième voire une troisième chance" aux élèves sortis du système scolaire. C'est "un droit à la formation". Le décret est pris, assure-t-il. "Notre objectif est de diviser par deux le nombre d'élèves en échec scolaire", annonce-t-il, alors qu'on estime à environ 140.000 le nombre de décrocheurs.
 
17h01: Hollande fait un long plaidoyer sur les mesures prises depuis 2012 par ses gouvernements
"Même si les moyens comptent, tout ne se réduit pas aux moyens", assure François Hollande. Mais c'est aussi l'intention politique. "Priorité a été donnée à l'Education" et "à la lutte contre les inégalités".  "Nous ne pouvons pas accepter qu'il y ait encore des reproductions d'inégalités" avec le système scolaire, assure Hollande. Ainsi, vante-t-il la nouvelle réforme des zones prioritaires, les Réseaux d'éducation prioritaires.
Il vante aussi l'effort porté sur la scolarisation plus massive des moins de trois ans, que des des élèves handicapés soient accueillis dans l'école. Dans son plaidoyer en faveur de l'école, Hollande évoque aussi la (difficile) réforme des rythmes scolaires. Le chef de l'Etat cite aussi les débats sur la réforme de l'évaluation et la fin du redoublement. "Aucun enfant ne doit être laissé au fond de la classe, avec une désespérance qui peut parfois se transformer en rupture puis en violence".
 

16h59: "L'école ne peut résoudre à elle seule tous les maux de la société", assure François Hollande. Mais "il y a toujours une chance de s'élever, c'est ce que l'école permet. Il y a des destins perdus, mais c'est le rôle de l'école de les rattraper. C'est bien parce que l'école est à ce point cruciale dans la République que j'en ai fait la priorité depuis 2012", développe François Hollande, parlant des créations de postes dans l'Education nationale.
 

16h56: "Vous n'étiez pas préparés", reconnait François Hollande, s'adressant aux professeurs. "Dans toutes les écoles, on a respecté un moment de recueillement", assure-t-il, ajoutant qu'une réflexion sur les valeurs de la République avait été demandé. "Il y a eu des incidents: nous devons ni les amplifier, ni les sous-estimer".  "Lucidité et fermeté", sont les maitres mots. "Votre mobilisation a été exemplaire. Vous n'êtes pas seuls, nous vous épaulerons", lance-t-il.
 

16h55: Il dit que ses voeux se sont transformés "en un message de confiance" à l'Education nationale. L'école porte "une promesse d'égalité", rappelle François Hollande.  "L'école fait l'objet de débats permanent, elle est auscultée, critiquée", dit-il. "L'école c'est une institution majeure de la République", lance-t-il.
 

16h52: Hollande vient d'arriver pour ses voeux aux profs
 
16h43: Hollande retenu par des étudiants...
D'après une journaliste, Hollande est très en retard car il est à une table-ronde avec des étudiants

 

16h37: Un expert remet en cause le processus de radicalisation
Un sociologue des religions, Raphaël Liogier, a mis en doute ce mercredi la pertinence du concept de radicalisation concernant la nouvelle génération de djihadistes, qui selon lui «sautent dans le djihadisme sans passer par l'islam». D'après lui, une «nouvelle génération» incarnée par les frères Kouachi et Amédy Coulibaly pose plutôt «la question de l'extrémisme sans radicalisation». «Il n'y a plus (chez eux) d'idéologie cohérente mais des slogans. Il n'y a pas d'endoctrinement théologique», précise-t-il. «Ces jeunes ont la caractéristique des rêves déchus», souligne Raphaël Liogier, évoquant un «stigmate négatif que n'importe quel idéologue peut transformer en stigmate positif», sur le thème: «Tu es Arabe, tu n'as pas de boulot, toutes ces épreuves sont positives en réalité, tu es un héros de l'islam».
 

16h24: Manuel Valls sur tous les fronts
Malgré l'actualité chargée, le Premier ministre n'est pas monomaniaque. Il ne se focalise pas seulement sur les mesures antiterroristes mais communique aussi sur le projet de loi discuté actuellement sur la fin de vie.

 
16h22: François Hollande est en retard...
Il doit présenter des mesures pour réaffirmer les valeurs de la République lors de ses voeux aux profs... C'était prévu à 16h15.
 
16h10: Google rappelle ses «politiques claires» pour la suppression de contenus
Le géant américain Google a indiqué mercredi «soutenir» le gouvernement français dans sa lutte contre le terrorisme, et a rappelé avoir des « politiques claires » concernant la suppression de certains contenus, après les annonces de Manuel Valls.
Deux semaines après des attentats qui ont fait 17 morts, le Premier ministre a annoncé une série de mesures pour lutter contre le terrorisme, dont le «renforcement des moyens dédiés à la surveillance du "cyber-djihadisme" et aux enquêtes relatives aux délits commis sur internet» et l'«intensification» du travail avec les opérateurs internet, «y compris dans le cadre européen».
 
16h00: Une dizaine de militaires français partis faire le djihad

Une dizaine d'anciens militaires français, dont certains issus des forces spéciales et de la Légion étrangère, ont rejoint les rangs des jihadistes en Irak et en Syrie sous différentes bannières, ont affirmé mercredi la radio RFI et le quotidien L'Opinion. Des «cas d'une extrême rareté», a dit Jean-Yves Le Drian.  La plupart de ces anciens militaires combattent dans les rangs du groupe Etat islamique, croit savoir RFI. L'un d'eux commande un groupe d'une dizaine de Français qu'il a formés au combat dans la région de Deir Ezzor (nord-est de la Syrie), selon la radio. «D'autres sont experts en explosifs (...) Il s'agit de jeunes d'une vingtaine d'années, certains convertis, d'autres issus de culture arabo-musulmane», indique également RFI sur son site internet.
 

15h23: «L'unité nationale, je veux l'incarner», lance Manuel Valls
Laurent Wauquiez, pour l'UMP, attaque Manuel Valls sur ses propos sur l'apartheid. «Vos propos ne sont pas compatibles avec l'unité nationale», lance le secrétaire général de l'UMP. «Pas de faux débats», enjoint Manuel Valls. «Vous ne me trouverez pas sur le terrain de la polémique. L'unité nationale, je veux la porter, je veux l'incarner, car l'unité nationale, c'est ce que les Français attendent de nous».
 
15h00: La Commission européenne d'accord pour modifier le PNR

La Commission européenne s'est dite prête mercredi à modifier sa proposition sur la création d'un registre européen des passagers aériens, ou PNR, afin de convaincre le Parlement européen de l'adopter, et présentera une «stratégie pour la sécurité» au mois de mai. «Si le Parlement nous dit qu'il faudrait des modifications dans les propositions de la Commission, nous sommes préparés à ouvrir le débat», a déclaré lors d'une conférence de presse le premier vice-président de la Commission, Frans Timmermans.
Cela «s'applique surtout à la proposition PNR, mais aussi pour ce qui est de la protection des donnée, je veux voir où la Commission (...) peut aider les autres institutions pour trouver un consensus», a-t-il ajouté.
 

14h30: Combien coûteront les mesures annoncées par Manuel Valls?
>> Le détail par ici
 
14h20: Le Guen (PS) trouve «légitime» le terme d'apartheid pour décrire les banlieues

Le secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen, a trouvé «légitime, (...) fort» et «puissant» le terme d'apartheid employé la veille par Manuel Valls pour décrire la situation sociale en France. une opinion qui est loin d'être partagée à gauche comme à droite. Voici notre éclairage sur le sujet.

14h10: La Défense supprimera 7.500 postes de moins que prévu sur 2015-2019, après les attentats

François Hollande a annoncé que la Défense supprimerait 7.500 postes de moins que prévu sur 2015-2019, dont 1.500 dès 2015, après les attentats récents.

Lors d'un conseil de défense à l'Élysée, le président de la République «a décidé de réduire de 7.500 les déflations d'effectifs prévues pour le ministère de la Défense sur la période de 2015 à 2019 par la loi de programmation militaire, dont 1.500 dès l'année 2015"» selon un communiqué de l'Élysée. François Hollande a demandé une actualisation «d'ici cet été» de la loi de programmation militaire.

13h38: Ciotti approuve les mesures, mais les trouve timorées
Eric Ciotti, président de la commission d'enquête parlementaire sur la surveillance des filières et individus jihadistes, est bien placé pour juger des annonces gouvernementales. «L'UMP ne peut qu'approuver ces mesures, même si elles ne sont pas au niveau de l'ambition du discours du Premier ministre la semaine dernière car elles ne vont pas assez loin et pas assez vite», estime-t-il. Le député UMP avoue aussi sa déception quant au délai de six semaines avant l'éventuelle création d'une peine d'indignité nationale.
 
13h31: Dupont-Aignan veut aller plus vite et plus loin
Le chef de Debout la République est évidemment déçu par les annonces de Valls, réclamant l'état d'urgence en France et la fermeture de l'espace de libre-circulation de Schengen. «La situation explosive dans notre pays exige un programme d'urgence», lance Dupont-Aignan.
 
13h26: Les écolos satisfaits mais prudents
Globalement satisfait des annonces du gouvernement, EELV préfère rester prudent «sur tout ce qui touche à l'indignité nationale ou à la déchéance de nationalité», comme le dit le patron des députés écolos François de Rugy. «J'entends la nécessité parfois de faire marcher des symboles mais cela demande d'y réfléchir», dit encore Barbara Pompili à propos de la fameuse peine d'indignité nationale.
 
13h00: L'UMP Jacques Myard plutôt satisfait
Pour Jacques Myard, député UMP, membre de la délégation parlementaire au renseignement, il s'agit de «mesures attendues et nécessaires». Et d'ajouter: «Elles étaient déjà dans les tuyaux avant même les événements, mais elles s'accélèrent. Cela étant, il y a une prise de conscience et il faut que cela soit traduit dans des mesures très fermes, très fortes (...) Il faut mettre en oeuvre la déchéance de nationalité de manière quasi-systématique pour les bi-nationaux qui vont faire du djihadisme».
 
12h50: Le PS Patrick Mennucci pas opposé à la peine d'indignité nationale proposée par l'UMP
«Je suis plutôt pour, simplement je ne veux pas créer d'illusion: ce n'est pas ça qui va résoudre la question du terrorisme en France. Parce que quelqu'un qui n'a pas de problème pour aller se faire tuer, qui se condamne à mort en passant à des actes terroristes, est-ce qu'il a vraiment quelque chose à voir avec la nationalité française?», explique-t-il.
 
12h40: L'UMP George Fenech se «félicite» des annonces
«Je ne peux que me féliciter des annonces faites par le Premier ministre, notamment en moyens matériels et humains. Je me félicite également de l'effort qui va être fait au niveau du renseignement et carcéral. Nous avions proposé une peine complémentaire d'indignité nationale, manifestement elle retient l'attention du Premier ministre(...) La gauche s'y était opposée, elle revient à plus de réalisme...», réagit George Fenech, député UMP et ancien magistrat. S'il dit être toujours dans «l'esprit de l'union et du 11 janvier», il a tout de même critiqué Christiane Taubira et ses circulaires qui, dit-il, amèneraient à faire bénéficier des multi-récidivistes de remises de peine.

 
12h30: Des annonces «hors-sujet» pour Marine Le Pen

Marine Le Pen, a estimé mercredi que les mesures proposées par Manuel Valls pour lutter contre le terrorisme étaient «hors-sujet» et «très en dessous des besoins réels de notre sécurité publique». «Manuel Valls passe totalement à côté du sujet en n'ayant pas un mot sur les problèmes de fond qui forment le terreau du fondamentalisme et le facilitent: absence de frontières et espace Schengen, immigration massive et communautarisme, politique étrangère complice des financeurs de l'islamisme», assure-t-elle dans un communiqué.
 

11h40: Beaucoup de nouvelles mesures annoncées par Manuel Valls, la sytnhèse à retrouver par ici
11h38: Pour conclure, Manuel Valls remercie tous ces ministres et leur implication

 
11h37: Question sur le nombre d'ex-militaires engagés dans le djihadisme
"Ces cas sont des cas d'une extrême rareté", avance Jean-Yves Le Drian mais que la vigilance va être augmenté sur ce fait.
 
11h33: Question sur Coulibaly
"Quels sont les faits?", s'interroge Bernard Cazeneuve. Coulibaly a été engagé pour des faits de tentative d'évasion d'un terroriste. Condamné donc sur des incrimination pénale et de droits communs. "Malgré cela, en 2010, il a été inscrit au fichier des personnes recherchés". Il a été contrôlé au mois de décembre mais "aucune incrimination pénale" n'était inscrite. Donc il n'a pas été interpellé. Mais c'est grâce à ce contrôle que le nom d'Hayat Boumeddiene est sorti dans l'enquête.
"J'en tire la conclusion que nous sommes face à une menace protéiforme avec un phénomène nouveau, un terrorisme en libre accès et une porosité entre milieu de la déilnquance et du terrorisme", avance Bernard Cazeneuve. Ce qui nécessite des moyens supplémentaires, des cadres réglementaires nouveaux.
 
11h29: Une question pour Christiane Taubira, la première, sur des critiques du Syndicat de la magistrature
La ministre se dit "déconcertée par le rôle de porte-parole du SM" supposément endossée par la journalistequi l'interroge. Elle répond que toutes ses directives sont parfaitement conformes au droit.  "La réponse de la République doit être celle qu'elle ne se laisse pas ébranler", cette réponse pénale est "parfaitement conforme à la Constitution, la loi fondamentale", répond-elle. "En tant que garde des Sceaux, c'est ma responsabilité de veiller au nécessaire équilibre entre le droit à la liberté" et la sécurité et l'Etat de droit. "Toutes les propositions restent conformes à cet état de droit".
 

11h28: Questions sur des réseaux djihadistes en outre-mer
"Il n'y a pas de sanctuaire en France pour les terroristes", répond Bernard Cazeneuve.
 

11h24: Question sur le financement et la Turquie, par où passent très facilement des djihadistes français pour rejoindre la Syrie
"Nous avons pris des engagements vis à vis de l'Europe et nous allons les tenir", répond Laurent Fabius. "Nous n'allons pas demander d'autorisation spéciales pour ce qui concerne l'effort que nous faisons. Force est de constater que cet effort coûte" et que "chacun devrait accompagner ces efforts".
Quant à la Turquie, il dit que "la coordination avec les services turcs est bonne". "Oui, la Turquie est engagée et oui la coordination avec les services turcs est efficace", assure Laurent Fabius. Bernard Cazeneuve précise qu'il a fallu "parfaire" cette coordination ces derniers mois.
 
11h22: Question sur le financement des nouvelles mesures?
"C'est un coût de 450 millions", répond Manuel Valls. Et tout cela sera finance dans le cadre d'un "redéploiement" en 2015 mais "tous nos engagements seront tenus". "Face à l'ampleur de la menace, il faut être capable d'engager" les dépenses. 
 
11h20: Existe-t-il des endroits où les services de renseignements ne peuvent aller?
"La police va partout", répond-il. "Peu importent les mots", dit-il, listant les faiblesses de certains quartiers, en allusion au mot ghetto qu'il a prononcé mardi. "Les Français ont un langage de vérité", assure-t-il, rappelant utiliser les mêmes mots depuis une dizaine d'années.
 
11h15: Nouvelle question sur l'indignité nationale et la déchéance de nationalité
"Nous devons respecter notre droit, nos conventions, notamment européenne. La déchéance de nationalité, elle existe. C'est Bernard Cazeneuve qui a prononcé une déchénce de nationalité", dit-il, rappelant que le Conseil constitutionnel se prononce sur le sujet ce vendredi. Pour l'indignité nationale, il assure que "les Français attendent un engagement global". Ils peuvent être "intéressés par les symboles mais mon rôle c'est que chaque décision prise soit utile".
 

11h14: Question sur les écoutes téléphoniques, notamment sur celles des relations des suspects
Bernard Cazeneuve prend la parole: une nouvelle loi va venir sur le sujet. "Il y aura la possibilité de faire davantages d'interception de sécurité" pour les suspects.
 

11h13: Précision: les 2.680 emplois supplémentaires dans les services de police, gendarmerie, justice, viennent en plus des créations de postes promises par François Hollande dans ces ministères.
 

11h12: "A chaque fois qu'il faut hausser notre niveau de vigilance, nous le ferons"
 

11h09: Deuxième question sur les  failles des services de renseignements
Il rappelle que dès qu'il est arrivé à l'Intérieur, il a donné des moyens aux services de renseignements. "Les failles elles sont dans nos sociétés, dans nos défis technologiques mais notre devoir c'est de tout faire pour répondre à la mutation du terrorisme", répond-il.
 
11h07: Place aux questions
La premier porte sur l'indignité générale, proposée par l'UMP. Valls répond qu'il présente un plan "concret" mais que "nous ne devons rien nous interdire". "Nous ne cèderons à aucune polémique. Nous souhaitons répondre aux angoisses et à la demande de protection de nos concitoyens". Cette question mérite une "expertise juridique" et "la réponse doit être celle du "consensus". "La seule réponse qui vaille c'est celle de l'Etat de droit".


 
11h04: "Face à la terreur, la démocratie ne plie pas, ne pliera jamais. La République est debout. Nous prenons des mesures exceptionnelles à la mesure de ces menaces." François Hollande a appelé à "la mobilisation générale", dit-il.
 
11h: La réaction des Français "nous engage", assure-t-il, saluant l'union nationale politique. 28 islamistes radicaux étrangers ont fait l'objet d'une mesure d'explusion administrative sur les trois dernières années, dit-il.  "Faut-il réactiver la peine d'indignité nationale", s'interroge Manuel Valls. "Le gouvernement n'entend pas agir dans la précipitation", répond-il, annonçant une commission transpartisane sur les deux assemblées pour formuler, sous les six semaines, des propositions en la matière.
 
10h59: "Leur objectif, c'est de broyer ce qui fait l'essence même de nos sociétés", explique-t-il. Il faut une politique "de réafirmation de la laïcité", et aussi une politique sans précédent de lutte "contre le racisme et l'antisémitisme".  "Chaque administration devra en faire un axe de son action", assure-t-il. Tous les citoyens devront être formées aux valeurs de la République, avec des actions annoncées plus tard par Hollande. Enfin, Manuel Valls parle de l'implication de personnalités du monde du spectacle.
 

10h57: Comment lutter contre la radicalisation? 60 millions d'euros seront attribués à la préventions de la radicalisation sur trois ans. Et un site internet va être lancé pour lutter contre l'embrigadement des jeunes.
 

10h56: Un fichier va être créé pour toutes les personnes condamnés ou mises en cause pour des faits de terrorismes. Ces personnes devront donner leur adresse régulièrement.
 

10h52: "Depuis novembre 2014", il y a une expérimentation à la prison de Fresnes du regroupement des détenus radicalisés. "Cette démarche va être étendue par la création de cinq quartiers dédiés", explique-t-il. Il y aura aussi la création de nouveaux postes d'aumoniers musulmans, avec 60 recrutements supplémentaires.
 

10h50: Un projet de loi sur le renseignement sera au Parlement «début mars»

 

10h50: "L'anticipation et capacité de détection" sont nécessaires face au terroristes, annonce Manuel Valls. Des analystes de tous les progils seront recrutés.

 

10h50: Des nouvelles mesures seront annoncées par François Hollande sur proposition de Jean-Yves Le Drian.
 

10h47: "Des armements plus performants" et de meilleurs gilets pare-balles pour les policiers, annonce Manuel Valls. L'Etat prendra en charge aussi l'équipement et l'armement des policiers municipaux.  Le minstère de la Justice aura 180 millions de budget supplémentaires.
Au total: 425 millions de crédits d'investissement, d'équipement et de fonctionnement sur trois ans.
 

10h41: Il faut "prévenir, empêcher, sanctionner les passages à l'acte" pour tous les individus susceptibles d'agir. "La première urgence, la première exigence, c'est de renforcer les moyens humains et techniques des renseignements", assure Manuel Valls.
Donc 1400 emplois seront créés dans les services de l'intérieur. 530 seront créés dès cette année. Il y 950 nouveaux emplois créés en 3 ans au ministère de la Justice. Au total, 2680 nouveaux emplois supplémentaires dans les services régaliens de l'Etat. "Un effort massif", dit-il.
 

10h40: Une nouvelle réunion des ministres de l'Intérieur européen est prévue, rappelle Manuel Valls. "Il faut renforcer la coopération judiciaire et policière" avec les autres pays européens. "Ce changement d'échelle impose de prendre des mesures exceptionnelles et non pas d'exception pour renforcer les services de l'Etat. Sans renforcement rapides et massifs de leurs moyens, nos services de renseignements, d'enquêtes, la magistrature, risque de se trouver submergés", assure-t-il.
 
10h39: Il rappelle que deux lois ont déjà été votées depuis que la gauche est au pouvoir. "Mais une chose est sûre, le nombre d'individus radicalisés et susceptibles d'agir sur notre sol ne cesse d'augmenter", assure Mauel Valls, qui rappelle l'augmentation de 130% en un an du nombre de djihadistes français. En tout, ce sont 3.000 personnes qui doivent être surveillées.
 

10h38: "nous avons procédé à la réforme du renseignement intérieur", vante Manuel Valls. 432 recrutements sont lancés, 130 sont déjà attribués. Une centaine d'autres viendra en 2015.
 

10h37: "Nous avons mis un terme à l'hémorragie des budgets", notamment des ministère de la Justice et du renseignement a été préservé, assure-t-il.

 
10h36: Manuel Valls parle du "renfort sans précédent" des militaires dans les rues de France. Il y a 122.000 militaires et policiers qui assurent la sécurité des sites sensibles.

 
10h35: "Le risque zéro n'existe pas mais notre devoir est d'agir", dit Manuel Valls, expliquant: "nous devons prendre toutes les mesures" même si ce sera "une lutte de longue haleine".
 
10h32: "Le terrorisme a frappé comme jamais il a frappé sur notre sol", commence Manuel Valls, parlant de "choc terrible". "La menace reste à un niveau très élevé", assure-t-il.

10h: Recréer le délit d'indignité nationale?
Voilà qui pourrait être l'une des mesures transpartisanes mises en place par le gouvernement, sur proposition de l'UMP. Tous les détails par ici