VIDÉO. Pour Sarkozy, «la question de l'immigration fera l'objet de débats extrêmement approfondis»

POLITIQUE Le président de l’UMP était l’invité de RTL ce lundi matin….

Claire Planchard
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Nicolas Sarkozy au siège de l'UMP à Paris le 7 janvier 2015.
Nicolas Sarkozy au siège de l'UMP à Paris le 7 janvier 2015. — CAU ANTOINE/SIPA

«Je ne veux pas d'un débat de polémique nationale», a déclaré ce lundi matin sur RTL l’ancien chef de l’Etat Nicolas Sarkozy qui a assisté à «une belle leçon de vie» en France la veille. Interrogé sur l'action de François Hollande ces derniers jours, Nicolas Sarkozy a affirmé: «Hollande a fait ce qu'il fallait faire»

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Groupe de travail bipartisan «pour comprendre»

Toutefois, l’ex-président de la République  a assuré  vouloir  «aller au fond des choses». «L'unité ne doit pas empêcher la lucidité», a-t-il prévenu, Il y a un «devoir de lucidité et d'analyse» via «une commission d'experts parlementaire» ou «un groupe de travail bipartisan» pour «comprendre» les événements de la semaine.

«Pouvons-nous améliorer les mesures de sécurité pour les Français? Ma réponse est oui», a-t-il déclaré,  se prononçant en faveur du port d’arme des policiers municipaux.  Il a également appelé à  une «réflexion d'urgence sur le trafic d'armes». Il s'était plus tôt prononcé en faveur d'une sanctuarisation des moyens de la police.

«Il n'y a pas de liberté sans garantie de sécurité»

Dans le débat «liberté républicaine ou sécurité républicaine», Nicolas Sarkozy a choisi: «Il n'y a pas de liberté sans garantie de sécurité.» Il a jugé par ailleurs qu'il faut «surveiller le Net», «le Net c'est pas fait pour que des terroristes puissent expliquer comment on fait une bombe.» Nicolas Sarkozy s’est aussi prononcé pour l'expulsion des imams qui ne respectent pas les fondements de la République. «Et pas au bout de six mois...»

Le président de l’UMP a aussi rappelé qu'il était favorable à la destitution de nationalité des djihadistes «Lorsque l'on part quelques mois pour faire le djihad, apprendre le maniement des armes, détruire notre démocratie et civilisation, on n'a pas à revenir, y compris lorsque l'on est Français», a-t-il déclaré

«La question de l'immigration fera l'objet de débats extrêmement approfondis car il est certain qu'on ne peut pas continuer comme ça. L'immigration qu'on a tant de mal à juguler crée la difficulté de l'intégration, qui crée le communautarisme. Et à l'intérieur du communautarisme peuvent se glisser les individus» comme les auteurs des attentats, a déclaré Nicolas Sarkozy qui a toutefois essayé de se démarquer de Marine Le Pen en déplorant l'absence du Front national au rassemblement de la marche républicaine à Paris. «Quand on fait l'unité nationale, on la fait avec tout le monde», a-t-il déclaré.

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