Attaque de «Charlie Hebdo»: «La France ça n'est pas l'intolérance, la haine, la peur»», affirme Manuel Valls

POLITIQUE Le Premier ministre appelle les Français à dire «non» à la haine et aux amalgames...

M.P.

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Le Premier ministre Manuel Valls lors d'une conférence de presse le 4 décembre 2014
Le Premier ministre Manuel Valls lors d'une conférence de presse le 4 décembre 2014 — Dominique Faget AFP

Manuel Valls a tenu à rassurer au lendemain de l'attaque terroriste de Charlie Hebdo. «La France ça n'est pas Michel Houellebecq» et «ça n'est pas l'intolérance, la haine, la peur», a affirmé jeudi matin sur RTL Manuel Valls, interrogé sur la montée des inquiétudes sur l'islam en France et en Europe.

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L'attentat meurtrier contre Charlie Hebdo «est abominable et nous devons en tirer évidemment toutes les conséquences. Mais c'est aussi peut-être pour nous, et peut-être ce que ressentent beaucoup de nos concitoyens dans cette mobilisation unique, c'est l'occasion de dire "non, nous refusons ces amalgames, cette intolérance, cette haine, ces discours qui traumatisent, y compris parfois sur vos ondes, qui traumatisent notre pays"», a déclaré le Premier ministre en référence au dernier roman de Michel Houellebecq, Soumission. Cet ouvrage, sorti mercredi, évoque l'arrivée hypothétique au pouvoir dans un proche avenir d'un parti musulman.

Le Premier ministre a également annoncé plusieurs interpellations dans le cadre de cette affaire, une source judiciaire précisant un peu plus tard que sept personnes avaient été interpellées, dans l'entourage des frères Kouachi, les principaux suspects de la tuerie.

Peu après, sur Twitter, le Premier ministre, qui comme des milliers de Français a mis en photo de profil «Je suis Charlie», ajoutait: