«Le Rassemblement», ce parti prêt à céder son nom à l’UMP à trois petites conditions…

POLITIQUE Depuis son arrivée à la tête de l’UMP, Nicolas Sarkozy n’a pas caché qu’il aimerait changer le nom de son parti…

Vincent Vantighem

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Benjamin Bouly Rames, Taimaz Szirniks AFPTV

«De la cave au grenier!», a-t-il promis. En campagne pour la présidence de l’UMP, Nicolas Sarkozy n’a jamais caché son intention de «tout changer» dans son parti, une fois élu. Y compris les trois petites lettres qui forment depuis 2002 l’identité de l’Union pour un mouvement populaire. Désormais installé rue de Vaugirard, l’ancien chef de l’Etat a laissé entendre à plusieurs reprises qu’il aimerait rebaptiser le parti du nom de «Rassemblement».

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Sauf que cela pose un petit problème. «Le rassemblement» est déjà le nom d’un parti qui milite pour «affirmer la souveraineté et l’identité de la France». Le nom a même été déposé en préfecture et il est paru au Journal Officiel le 13 avril 2013. Mardi, Alain Bournazel, le président de ce petit parti, est sorti de sa réserve en publiant un communiqué sur son site internet.

Réintégrer les amis du FN

Il y explique qu’il est «disposé à permettre à l’UMP de reprendre son nom, mais uniquement si ce Rassemblement l’est vraiment et pour tous». Et cela passe par trois conditions. La première est de faire preuve de bienveillance à l’égard des élus qui auraient des accointances avec le Front national. Le Rassemblement demande ainsi «la réintégration immédiate de tous les membres de l’UMP exclus ou en voie d’exclusion pour s’être prononcés en faveur d’unions locales regroupant l’ensemble de la droite, y compris le FN».

>> Politique: Un réveillon UMP-FN crée la polémique

Le président du Rassemblement en profite pour revenir sur la polémique liée au réveillon de la Saint-Sylvestre auquel ont participé des jeunes membres de l’UMP et des jeunes du Front national. Alain Bournazel réclame donc «l’abandon de toute poursuite à l’égard des Jeunes Populaires mis en cause pour un réveillon privé».

Un programme «patriote, conservateur et libéral»

Mais ce n’est pas tout. Quitte à donner son nom, autant en profiter aussi pour donner son programme. Alain Bournazel est donc prêt à céder son nom à la condition de l’adoption d’un programme «véritablement patriote, conservateur et libéral».

Enfin, il exige qu’une fois au pouvoir, l’UMP rebaptisée mette «enfin» en place un système de référendum d’initiative populaire sur le modèle de la Suisse. Pas sûr que Nicolas Sarkozy soit prêt à tout ça pour arborer, en outre, un nom qui ne manquera pas de rappeler un certain Rassemblement bleu Marine.