Légion d'honneur: Fioraso «prend acte» du refus de Thomas Piketty

RECOMPENSE Elle a salué «l'excellence» de son travail...

20 Minutes avec AFP

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La secrétaire d'Etat à la Recherche, Geneviève Fioraso, le 27 août 2014 à l'Elysée, à Paris
La secrétaire d'Etat à la Recherche, Geneviève Fioraso, le 27 août 2014 à l'Elysée, à Paris — Fred Dufour AFP

Geneviève Fioraso, secrétaire d'Etat chargée de l'Enseignement supérieur et de la recherche, qui a proposé le nom de Thomas Piketty pour la Légion d'honneur, a «pris acte» de son refus et salué «l'excellence» de son travail, dans une réaction transmise ce jeudi.

En proposant à la grande Chancellerie la distinction de chevalier de la Légion d'Honneur, la secrétaire d'Etat avait souhaité «rendre hommage au travail de recherche d'excellence mené par Thomas Piketty au sein de l'école d'économie de Paris».

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«L'excellence et la visibilité de son travail demeurent»

«Ce travail qui bénéficie d'une renommée internationale méritait d'être distingué par la République française», a-t-elle ajouté. L'économiste avait «la liberté d'accepter ou non cette distinction» et «il a choisi de la refuser, ce dont nous prenons acte», a réagi Geneviève Fioraso, soulignant que «l'excellence et la visibilité de son travail demeurent».

«Thomas Piketty n'a pas été prévenu avant la publication au Journal Officiel» jeudi, a souligné la rue de Grenelle.

Très critique à l'égard de la politique menée par Hollande

«Je refuse cette nomination car je ne pense pas que ce soit le rôle d'un gouvernement de décider qui est honorable», a déclaré plus tôt Thomas Piketty, invitant le gouvernement à «se consacrer à la relance de la croissance en France et en Europe».

Thomas Piketty, un temps proche du Parti socialiste, est aujourd'hui très critique à l'égard de la politique menée par le président François Hollande, regrettant, entre autres, que l'exécutif n'ait pas lancé une profonde réforme fiscale, dans le sens d'une plus grande progressivité de l'impôt.