Voeux aux Français: François Hollande demande de la «confiance»

ELYSEE Le chef de l'Etat a prononcé son allocution de voeux aux Français depuis son bureau à l'Elysée...

Nicolas Bégasse

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François Hollande lors de ses voeux aux France, le 31 décembre 2014 à l'Elysée.
François Hollande lors de ses voeux aux France, le 31 décembre 2014 à l'Elysée. — FTVI

Nouveau décor mais discours classique. Depuis son bureau à l'Elysée (censé donner une image de Président «au travail»), François Hollande a adressé ses vœux pour 2015 aux Français ce mercredi.

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L'essentiel de son message a été axé sur le besoin de croire en la France, d'«avoir confiance en nous», de faire confiance «aux forces de notre pays». Et pour ce faire, «en finir avec le dénigrement et le découragement». Sortant d'une année 2014 difficile sur le plan électoral, avec le recul du Parti socialiste aux municipales et aux sénatoriales, et sur le plan économique, avec la montée du chômage et la stagnation de la croissance, le chef de l'Etat a voulu insister sur ce que l'année avait selon lui eu de positif: le pacte de responsabilité, la meilleure prise en compte de la pénibilité au travail, la réforme territoriale «mille fois annoncée, mille fois abandonnée» et finalement «adoptée en six mois»... Autant de preuves, selon François Hollande, que «la France est capable de se transformer».

Le climat, les élections... et la fin de vie

Un message de confiance donc, appuyé par l'insistance sur le rôle diplomatique «actif» de la France, sur le fait qu'elle fait «avancer» l'Europe, et qu'elle pourra, à l'occasion de la Conférence mondiale sur le climat qui se tiendra à Paris à la fin de l'année 2015, «entraîner le monde» vers une meilleure prise en compte du besoin de l'homme de «préserver la planète».

Comme en miroir à ses déboires de 2014, le chef de l'Etat a aussi évoqué les enjeux économiques et électoraux de 2015. Economiques, avec un rappel de certaines réformes à venir: loi Macron en janvier, suppression de la première tranche d'impôt sur le revenu, embauches espérées après l'entrée en vigueur du pacte de responsabilité... Electoraux, avec le rappel que «les conservatismes et les populismes» sont autant de fausses solutions pour relever la France - ou comment viser la droite et l'extrême droite sans les nommer, alors que les observateurs craignent une nouvelle avancée du Front national aux départementales de mars et aux régionales de la fin de l'année.

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Plus inattendu, François Hollande a fixé comme une de ses priorités en 2015 le besoin de «nous réunir sur les sujets de société les plus intimes: la fin de vie et le droit de mourir dans la dignité», sujet sur lequel le chef de l'Etat souhaite une loi «consensuelle» votée au Parlement.

2015, a conclu le chef de l'Etat dans un discours à la réalisation plus soignée que les années précédentes, «doit être une année d'audace, d'action et de solidarité». Rappelant une dernière fois son message de confiance, François Hollande a achevé son allocution par un traditionnel «Vive la République et vive la France».

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La lutte contre le racisme et l'antisémitisme, grande cause nationale

Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve avait lancé l'idée il y a quelques semaines, François Hollande la concrétise dans son allocution: la lutte contre le racisme et l'antisémitisme devient «une grande cause nationale». «Contre les menaces qui montent et qui inquiètent, ce n'est pas en stigmatisant une religion que nous nous protégerons», a affirmé le chef de l'Etat en référence à la montée des intégrismes religieux, «c'est en défendant la laïcité».

François Hollande a insisté: «C'est quand la France oublie ses principes qu'elle se perd», rappelant qu'une telle occurrence était déjà arrivée par le passé...