Fatima Allaoui, ex-secrétaire nationale de l'UMP, rejoint le FN

POLITIQUE

20 Minutes avec AFP

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Marine Le Pen en conférence de presse au siège du Front national à Nanterre, le 27 mai 2014
Marine Le Pen en conférence de presse au siège du Front national à Nanterre, le 27 mai 2014 — Fred Dufour AFP

Fatima Allaoui, démise lundi de ses fonctions de secrétaire nationale de l'UMP parce qu'elle était membre depuis un mois d'un petit parti d'extrême droite allié au FN, a rejoint le Front national, s'est réjoui vendredi le vice-président du FN, Louis Aliot.

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«Le Front national se félicite de l'arrivée dans le groupe FN de la région Languedoc-Roussillon, présidé par France Jamet, de Mme Allaoui sur des positions patriotes et républicaines», a-t-il écrit dans un communiqué.

Mme Allaoui n'a pu être jointe par l'AFP.

«Confiance trahie»

Lundi, Fatima Allaoui avait été démise de ses fonctions de secrétaire nationale en charge de la formation thématique de l'UMP après avoir admis avoir adhéré un mois auparavant au Siel, un microparti d'extrême droite.

«Confiance trahie par Fatima Allaoui. Aucun rapprochement avec l'extrême droite», avait tweeté Nathalie Kosciusko-Morizet, vice-présidente déléguée de l'UMP à l'origine de sa nomination, trois jours plus tôt.

«J'ai pris acte de mon exclusion. Je regrette cette décision infondée, qui n'est que le résultat de pressions locales exercées sur la direction nationale de mon ancien parti. Celles et ceux qui me connaissent, savent que je n'ai jamais transigé sur les valeurs fondamentales de la République. Mon exclusion est la victoire de ceux qui, dans l'Hérault, tentent de masquer leur médiocrité et leurs échecs politiques. Des échecs qui ont d'ailleurs été clairement évoqués par Nicolas Sarkozy, samedi, en réunion des cadres du parti», avait commenté dans Midi Libre Fatima Allaoui, décidée à se présenter aux élections départementales sur le canton de Béziers.

«Crise d'adolescence politique»

Sur son adhésion au Siel, elle avait expliqué dans Libération avoir «fait une crise d'adolescence politique». Elle aurait «demandé leur soutien» au Siel «par désespoir de cause et pour augmenter (ses) chances d'être élue», selon le quotidien.

Dés le lendemain de son exclusion de l'UMP, Florian Philippot, vice-président du FN, lui avait proposé de rejoindre le parti de Marine Le Pen. «Si la proposition de Florian Philippot est sérieuse, je l'étudierai», avait répondu la conseillère régionale.

Le site internet du Midi Libre a publié vendredi une photo de Mme Allaoui manifestant le 27 mars contre le FN à Béziers ainsi qu'une vidéo où elle participe à une réunion contre la candidature de Robert Ménard à la mairie de Béziers, intitulée «Les loups sont entrés dans Béziers».