UMP: 5 choses que vous ignorez peut-être sur Guillaume Peltier

POLITIQUE Guillaume Peltier a été placé en garde à vue dans le cadre d'une enquête pour favoritisme présumé dans des contrats passés avec la ville de Menton...

T.L.G.

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Guillaume Peltier lors d'un meeting de l'UMP à Paris, le 26 novembre 2011.
Guillaume Peltier lors d'un meeting de l'UMP à Paris, le 26 novembre 2011. — WITT/SIPA

Guillaume Peltier a été placé en garde à vue ce jeudi dans les locaux de la PJ de Nice dans le cadre d'une enquête pour favoritisme présumé dans des contrats passés avec la ville de Menton. 20 Minutes vous dévoile cinq choses que vous ignorez peut-être sur ce jeune loup de l'UMP.

 

Ancien du Front National

A 38 ans, Guillaume Peltier a déjà un parcours politique bien rempli. Séduit, dit-il, par la gauche de la gauche, le jeune homme fait finalement ses classes au Front National. Pendant la campagne présidentielle de 1995, il assiste à tous les meetings de Jean-Marie Le Pen. «Ce qui m'a attiré dans son discours, c'est l'idée de Nation, de communauté», explique-t-il à Libération en 2006. Proche de Nicolas Bay, il milite de 1996 à 1998 au FNJ (Front national jeunesse), puis rejoint le Mouvement national républicain de Bruno Mégret. Guillaume Peltier rejoint ensuite Philippe de Villiers et son Mouvement pour la France en 2001. «Moi, je cherchais un mentor et lui un positionnement clair et un parti fort», indique-t-il au quotidien. Il devient secrétaire général du parti, avant de le quitter en 2008 et rallier l’UMP l’année suivante.

Bébé Buisson

Après avoir mitraillé la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007, Guillaume Peltier en devient le plus fervent défenseur. Il est déniché par Brice Hortefeux et Patrick Buisson, qui en font l’un des porte-parole de campagne en 2012. «J’ai pu apprécier, comme tant d’autres, comme Nicolas Sarkozy lui-même, les analyses que je trouvais particulièrement intéressantes que portait Patrick Buisson sur la société française», reconnaît-il au Lab d’Europe 1, lors de la chute de son mentor. Après la défaite, il revendique l’héritage sarkozyste et fonde avec Geoffroy Didier la Droite forte sur un axe droitier, «seule solution pour ramener les électeurs FN dans le champ républicain», explique-t-il.

Adolf et Benito

Le jeune loup de la Droite forte agace une partie de l’UMP. «T'es qui, toi? Tu te prends pour qui? Tu sais d'où tu viens, hein, tu sais d'où tu viens?», s’agacera François Baroin lors d'un bureau politique en octobre 2012, selon le Parisien. Car l’ambitieux Guillaume Peltier est souvent renvoyé à son sulfureux passé. Geoffroy Didier et lui sont surnommés par leurs détracteurs, «les petits cons», ou «Adolf et Benito». Le maire de Neung-sur-Beuvron (Loir-et-Cher) a livré plusieurs passes d’armes avec Nathalie Kosciusko-Morizet. Il est le «Buisson qui cache la forêt», pour la candidate à la Mairie de Paris en 2013.

Condamné par le Conseil constitutionnel

Guillaume Peltier se présente aux élections législatives dans la sixième circonscription de la Marne en 2002 sous les couleurs du MPF. Pour sa première campagne, il obtient 2.89% des suffrages exprimés. Mais ses comptes de campagne sont rejetés et il est condamné à un an d’inéligibilité par le Conseil constitutionnel, saisi par la Commission nationale des comptes de campagne.

Un catholique laïc

Guillaume Peltier explique être profondément républicain, laïc et anticlérical. «Enfant de la République, je suis contre toutes les formes de communautarisme. En ce sens, je me sens plus proche des déclarations d'un Manuel Valls que des projets d'un Nicolas Sarkozy en la matière», expliquait-il à Libération. Paradoxalement, le quotidien rappelait que le jeune homme crée en 1996 un mouvement de jeunes chrétiens, Jeunesse Action Chrétienté, «proche du mouvement Ichtus, une association de réflexion très conservatrice qui tente de propager la doctrine sociale de l'Eglise dans la société civile». Le Magazine L’Express assurait qu’il était encore «proche de don Louis Hervé Guiny, un prêtre de la conservatrice communauté Saint-Martin, près de Tours, que Libération présentait, en 2010, comme le confesseur de la famille de Philippe de Villiers», cet été.