VIDEO. Manuel Valls assure qu'il restera «jusqu'à la fin du quinquennat»

POLITIQUE Invité du 20 heures de France 2, le Premier ministre s'est efforcé de rassurer les Français...  

Delphine Bancaud

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Manuel Valls sur le plateau du JT de France 2 le 7 décembre 2014
Manuel Valls sur le plateau du JT de France 2 le 7 décembre 2014 — AFP

Un discours ferme, des gestes dynamiques, un regard vif. Invité du 20 heures de France 2 ce dimanche, Manuel Valls a tenu à prouver sa détermination après 250 jours passés à Matignon. «Il n'y a aucune inflexion de ma part», a-t-il martelé.

Balayant d'un revers de la main les rumeurs évoquant l'hypothèse de son départ de Matignon dans les prochaines semaines, le Premier ministre a assuré qu'il irait «jusqu'au bout». «Je suis là jusqu'à la fin du quinquennat (...) Je ne suis pas un déserteur».

Evoquant ses relations avec François Hollande, Manuel Valls a affirmé qu'elles s'inscrivaient sous le signe de la «loyauté» et de la «confiance». «Je forme un tandem avec le président», a-t-il insisté.

Garder le cap économique

Mais c'est sur le volet économique que le Premier ministre s'est le plus épanché. Interrogé sur le Pacte de responsabilité, il a refusé d'admettre comme l'avait fait Emmanuel Macron que c'était un échec. «On n’avance pas assez vite pour obtenir des accords avec les partenaires sociaux», a-t-il cependant concédé, rappelant que six accords de branches avaient déjà été passés. «J'espère qu'avant la fin de l'année, plus de la moitié des salariés seront concernés» par d'autres accords, a-t-il indiqué. Selon lui, le Pacte de responsabilité va «se traduire par une baisse du coût du travail de 4%».

Convenant de la nécessité de «déverrouiller certains blocages» économiques, Manuel Valls a confirmé que le projet de loi sur la croissance et l'activité d'Emmanuel Macron comprendrait la possibilité de travailler jusqu'à 12 dimanches par an, contre sept actuellement.

Pas question cependant de détricoter encore les 35 heures. «Il n'y aura pas de remise en cause de la durée légale du temps de travail», a-t-il insisté.

Un appel à la mobilisation contre l'antisémitisme

Commentant les manifestations ce week-end de soutien au couple agressé à Créteil pour ses origines juives, Manuel Valls a déploré le manque de «mobilisation» de la société face au racisme et à l'antisémitisme;

«J'ai été étonné qu'il n'y ait pas plus de mobilisation en dehors de celle de ce matin à Créteil, plus de mobilisation des intellectuels, mais tout simplement de la société», a déclaré le Premier ministre. «On manque d'indignation dans notre société», a-t-il dit.

«Il est temps que face à ces discours, à cet antisémitisme qu'on retrouve sur internet, il y ait une mobilisation au-delà de la force de la loi, qui doit sanctionner avec la plus grande sévérité ce que sont des délits ou des crimes», a-t-il insisté.