Abus de biens sociaux: Faouzi Lamdaoui, conseiller de François Hollande, présente sa démission

JUSTICE Il était cité à comparaître pour des faits remontant à 2007-2008 en lien avec son implication dans une société de transport...

20 Minutes avec AFP

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L'ex-conseiller de François Hollande, Faouzi Lamdaoui, le 11 janvier 2012 à Paris.
L'ex-conseiller de François Hollande, Faouzi Lamdaoui, le 11 janvier 2012 à Paris. — CHAMUSSY/SIPA

Moins de deux heures après l'annonce de sa citation à comparaître pour «abus de biens sociaux», Faouzi Lamdaoui annonce sa démission. Ce conseiller de François Hollande comparaîtra en correctionnelle pour des faits remontant à 2007-2008 en lien avec son implication dans une société de transport.

Ancien chef de cabinet de M. Hollande lors de sa campagne présidentielle, M. Lamdaoui est considéré comme un proche du chef de l'Etat, dont il est depuis mai 2012 le conseiller «Egalité et diversité» à l'Elysée. Il est cité à comparaître en correctionnelle pour «abus de biens sociaux», «blanchiment d'abus de biens sociaux» et «faux et usage de faux» par le parquet de Paris, à l'issue d'une enquête préliminaire ouverte en janvier 2013.

Après Cahuzac, Thévenoud, Morelle, Arif...

Au coeur de cette affaire, une société de transport, Alpha Distributions, devenue par la suite Alpha. Les enquêteurs considèrent que M. Lamdaoui - qui en était officiellement salarié - était le gérant de fait de cette société dont le principal client était un laboratoire photographique. Faouzi Lamdaoui est soupçonné d'avoir perçu en 2007 et 2008 d'Alpha Distributions une rémunération supérieure à celle qu'il a déclarée.

L'incrimination de «faux et usage de fau» renvoie à l'utilisation indue dans les statuts de la société Alpha de la signature d'une femme, Naïma Belaïd, qui avait porté plainte pour «faux» en 2012. Un frère de M. Lamdaoui est également cité à comparaître pour « blanchiment d'abus de biens sociaux». Il était titulaire d'un compte sur lequel ont été versées des sommes provenant d'Alpha Distributions.

Cette nouvelle affaire touchant le gouvernement intervient deux semaines après la démission d'un autre proche de François Hollande, le secrétaire d'État aux Anciens combattants Kader Arif, soupçonné de favoritisme dans un dossier d'attribution de marchés publics. La présidence Hollande a d'ores et déjà été marquée par plusieurs affaires judiciaires retentissantes qui ont touché plusieurs membres de son équipe tels l'ancien ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, l'éphémère secrétaire d'Etat, Thomas Thévenoud, ou encore le conseiller du premier cercle? Aquilino Morelle.