Jacques Barrot, le 21 septembre 2009 à Bruxelles.
Jacques Barrot, le 21 septembre 2009 à Bruxelles. — Thierry Charlier/AP/SIPA

POLITIQUE

L'ancien ministre Jacques Barrot est décédé à l'âge de 77 ans

Il s'est éteint dans le métro parisien mercredi matin...

L'ancien ministre de la santé, du commerce, puis du Travail, également commissaire européen Jacques Barrot est décédé à l'âge de 77 ans. Selon France Bleu, son décès est intervenu mercredi matin, dans le métro, à Paris. Jacques Barrot était une figure de la démocratie chrétienne en France.

Européen convaincu, fils du député Noël Barrot, il avait été lui-même élu député de la Haute-Loire pour la première fois en 1967, cédant en 2004 son siège à Laurent Wauquiez. Ministre du Commerce (1978-1979) puis de la Santé (1979-1981) sous VGE, il était redevenu ministre sous Jacques Chirac, occupant le porte-feuille du Travail et des Affaires sociales (1995-1997).

«C'était un homme de conviction»

Favorable à l'union de la droite et du centre au sein de l'UMP, il était devenu président du groupe UMP à l'Assemblée nationale (2002-2004) avant d'entamer une carrière européenne à Bruxelles: commissaire à la Politique régionale (2004) puis aux Transports (2004-2008) et enfin à la Justice (2008-2009). «C'était un homme de conviction, qui a incarné les valeurs de dialogue, d'ouverture, d'humanisme de la démocratie chrétienne (...) C'était également un grand militant de l'Europe (...) Travailleur acharné, son expérience et ses compétences de juriste l'avaient amené à intégrer le Conseil constitutionnel en 2010 », a salué dans un communiqué le Premier ministre Manuel Valls.

« Parce qu'il était toujours respectueux, (il) a toujours suscité un très grand respect. C'est donc un grand homme politique, un grand responsable public qui disparaît aujourd'hui », a-t-il ajouté. La vice-présidente de l'Assemblée nationale Sandrine Mazetier (PS) a rendu hommage à « un authentique républicain», se souvenant de ses «larmes» au soir du 21 avril 2002 face à « la catastrophe démocratique» de la qualification de Jean-Marie Le Pen (FN) pour le second tour de la présidentielle.

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Bernard Accoyer a immédiatement salué la mémoire de celui avec qui il présidait le groupe UMP à l'Assemblée entre 2002 et 2004. Nathalie Kosciusko Morizet, Nadine Morano, également.