Faouzi Lamdaoui, conseiller de Hollande, cité à comparaître pour «abus de biens sociaux»

POLITIQUE Chargé des questions d'égalité et de diversité à l'Elysée, il est soupçonné d'irrégularités dans l'activité de deux sociétés...

Romain Scotto

— 

Faouzi Lamdaoui le 9 mai 2012 à Paris.
Faouzi Lamdaoui le 9 mai 2012 à Paris. — F. DUFOUR / AFP

Chargé des questions d'égalité et de diversité à l'Elysée, Faouzi Lamdaoui, est cité à comparaître pour «abus de biens sociaux». Conseiller de François Hollande, il comparaîtra en correctionnelle pour des faits remontant à 2007-2008 en lien avec son implication dans une société de transport, a appris mercredi l'AFP de source judiciaire.

Les magistrats et les policiers estiment que ce conseiller de François Hollande, chef de son cabinet pendant sa campagne présidentielle, était le gérant de fait d'Alpha Distributions et d'Alpha (devenue Cronoservice), deux SARL inscrites dans la même société de domiciliation parisienne.

Il y a deux ans, Faouzi Lamdaoui, avait déjà été blanchi dans une affaire de «travail dissimulé». La Brigade de répression de la délinquance contre les personnes (BRDP) avait classé sans suite une plainte le visant. Il avait été auditionné par les enquêteurs de la BRDP, lundi 12 novembre, sur les accusations portées par Mohamed Belaïd.

Les accusations de Naïma, la femme de Mohamed Belaïd au coeur du débat

L’enquête préliminaire ouverte sur toute cette affaire s'est ensuite poursuivie. Diligentée par la section S1 du parquet de Paris spécialisée dans la lutte contre la délinquance économique, elle s'est concentrée sur les accusations de Naïma, l’épouse de Mohamed Belaïd. Cette dernière a, elle, porté plainte contre Faouzi Lamdaoui pour «faux et usage de faux» et «abus de confiance».

Elle prétend que Faouzi Lamdaoui aurait usurpé son identité dans le but de créer, en septembre 2008, une société de logistique baptisée Alpha. «Il m’a proposé de me rémunérer à hauteur de 500 euros par mois, même si je n’étais pas tous les jours présente sur les lieux. J’ai trouvé cette proposition suspecte, du coup, je l’ai refusée», a-t-elle indiqué lors de son audition à la BRDP, le 6 juin 2012 dont 20 Minutes s’était procuré le procès-verbal.