Sarkozy a fait un chèque à l'UMP pour régler les pénalités de la campagne de 2012

POLITIQUE Le nouveau chef de file de l'UMP avait reçu une pénalité de 363.615 euros...

20 Minutes avec AFP

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Nicolas Sarkozy le 29 novembre 2014.
Nicolas Sarkozy le 29 novembre 2014. — : CAU ANTOINE/SIPA

Sanctionné par la commission nationale des comptes de campagne, Nicolas Sarkozy a lui-même payé sa pénalité au Trésor Public. Le nouveau chef de file de l'UMP avait reçu une pénalité de 363.615 euros, pour dépassements des frais de campagne lors de la Présidentielle de 2012.

Avec ce chèque de Nicolas Sarkozy entend «mettre la formation politique qu'(il) préside à l'abri de toutes contestations», écrit-il dans une lettre adressée à Jacques Laisne, le trésorier du parti. Une décision saluée par François Fillon mercredi après-midi: «François Fillon se félicite de cette décision», a indiqué l'entourage de l'ancien Premier ministre, qui était en net désaccord avec la prise en charge par l'UMP de ces pénalités. En décembre 2012, la Commission des comptes de campagne avait rejetté ceux de Nicolas Sarkozy.

Sarkothon

L'ex-candidat UMP avait dépassé le plafond autorisé. Une décision confirmée par le Conseil constitutionnel en juillet 2013. «Les Français en souscrivant largement à ce qu'il est convenu d'appeler le "sarkothon", ont donné à l'UMP les moyens de faire face aux conséquences de la décision du Conseil constitutionnel du 4 juillet 2013», affirme Nicolas Sarkozy.

«Les dirigeants de l'époque ont donc considéré que le règlement couvrait également la pénalité administrative prononcée par cette décision comme cela avait été le cas dans des situations comparables. Cette position a été validée par les deux études réalisées par le ministère des Finances: l'une par l'administration fiscale et l'autre par le service juridique du ministère », poursuit l'ancien président de la République.

10 millions d'euros perdus par l'UMP

«Néanmoins, une polémique ayant été entretenue sur la validité de ce règlement et quelle qu'en soit la réalité, je ne puis la laisser prospérer, au moment où j'aspire à redonner à notre pays l'espoir qui l'a fui en rénovant l'opposition», assure-t-il. Après le refus de la commission, le parti s'est vu priver du remboursement de plus de dix millions d'euros. L'UMP a donc lancé avec succès une vaste collecte auprès de ses militants, le « Sarkothon ».

Mais conformément au code électoral, Nicolas Sarkozy s'est vu aussi infliger, à titre personnel, en tant que candidat, plus de 400.000 euros de pénalités. Une somme dont s'est acquitté finalement à sa place l'UMP, en novembre 2013, avec l'aval de Bercy pour l'encaissement du chèque.