Le Parlement adopte le projet de budget de la Sécurité sociale pour 2015

POLITIQUE Ce budget vise à réduire de deux milliards d'euros le déficit de la Sécu l'an prochain...

Maud Pierron

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Paris le 7 juin 2011. Palais Bourbon. Illustration séance Assemblée nationale. Députés. Hémicycle. Ministres.
Paris le 7 juin 2011. Palais Bourbon. Illustration séance Assemblée nationale. Députés. Hémicycle. Ministres. — ALEXANDRE GELEBART / 20 MINUTES

Le Parlement a adopté définitivement lundi, par un ultime vote de l'Assemblée nationale, le projet de budget de la Sécurité sociale pour 2015, entérinant la mise sous conditions de ressources des allocations familiales.

Lors d'un vote à main levée, les députés socialistes et radicaux de gauche se sont prononcés pour, l'UMP, l'UDI et le Front de gauche contre, tandis que les écologistes se sont abstenus. Ce budget vise à réduire de deux milliards d'euros le déficit de la Sécu l'an prochain, principalement grâce à des économies sur les médicaments et les actes jugés inutiles.

>> Toutes les mesures du projet de loi par ici

La ministre des Affaires sociales Marisol Touraine a défendu un «texte de progrès et de transformation», saluant en particulier «la mobilisation du groupe socialiste» pour faire passer la modulation des allocations familiales, une mesure «d'efficacité et de justice» selon elle.

L'UMP dénonce une «insulte à l'ensemble de familles en France»

L'UMP mais aussi le Front de gauche ont lancé une ultime charge contre cette réforme via des amendements de suppression de la modulation, qui ont été rejetés.

Hervé Mariton, farouche défenseur de la famille et candidat malheureux à la présidence de l'UMP, a dénoncé une «insulte à l'ensemble de familles en France» de la part du gouvernement. L'UDI n'y voit «qu'un but comptable» et «une remise en cause du principe d'universalité», de même que le Front de gauche vent debout contre « une faille grave et dangereuse».

«Pour 90% des familles de notre pays, absolument rien ne va changer», a martelé la présidente de la commission des Affaires sociales, Catherine Lemorton (PS).

Dans la majorité, les écologistes et radicaux de gauche ont aussi dit leurs réserves, les premiers pointant «la fin d'un consensus national», les seconds appelant à «veiller à ne pas confondre politique familiale et politique sociale».