Nicolas Sarkozy veut rebaptiser l'UMP et diriger sa formation avec les anciens Premiers ministres

POLITIQUE Ce qu'il faut retenir de l'intervention de Nicolas Sarkozy au journal de 20h de TF1...  

A.Ch. avec AFP

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L'ancien président Nicolas Sarkozy, le 30 novembre 2014 sur le plateau du 20H de TF1
L'ancien président Nicolas Sarkozy, le 30 novembre 2014 sur le plateau du 20H de TF1 — Martin Bureau Pool

Le Sarkozy nouveau est arrivé. Mais comme le Beaujolais, il a toujours un peu le même goût. Interviewé au journal de 20h de TF1 ce dimanche soir, au lendemain de son élection à la présidence de l’UMP, Nicolas Sarkozy a réaffirmé sa volonté de «trouver de nouvelles idées» sur le chômage et la sécurité et n’a pas oublié de tacler ses adversaires, de Marine Le Pen à François Bayrou et bien sûr François Hollande. Les trois points à retenir de cette intervention.

L’UMP aura un nouveau nom

Nicolas Sarkozy a confirmé qu'il «souhaitait» que son parti change de nom. A la question: «Il aura un nouveau nom ce parti?», l'ancien chef de l'État a répondu: «Je le souhaite, on en discutera». «Mais surtout ce qu'il faut, c'est que nous apportions aux Français inquiets de nouvelles idées», citant l'immigration, «hors de tout contrôle», ou l'éducation. Contrairement à lui, ses concurrents Bruno Le Maire et Hervé Mariton ne souhaitent pas changer le nom de leur parti, jugeant pour l'un ne pas vouloir «de grand chambardement qui mettra le parti par terre», l'autre estimant que vouloir changer de nom est «un aveu de faiblesse».

Nicolas Sarkozy va créer un comité des anciens Premiers ministres UMP

Nicolas Sarkozy a annoncé qu'il allait créer, pour l'aider à diriger l’UMP, un comité des anciens Premiers ministres de son camp. L'ancien chef de l'Etat a assuré ne pas avoir «l'intention de conduire cette formation politique seul». Indiquant qu'il avait rencontré le matin Dominique de Villepin, l'ex-chef de l'Etat a déclaré: «Je créerai un comité des anciens Premiers ministres de notre famille politique qui m'aideront, de leurs conseils, de leur expérience, dans la conduite de cette formation politique». «Dominique de Villepin a accepté d'en faire partie», a-t-il dit.

Les autres anciens chefs de gouvernement UMP sont Edouard Balladur, Alain Juppé, Jean-Pierre Raffarin et François Fillon. «Je réunirai une équipe qui représentera toutes les sensibilités de notre mouvement parce que le temps d'aujourd'hui est au collectif, a-t-il dit. «Je ne veux pas que mon pays soit conduit à une situation désespérante où l'alternance, ce serait de l'humiliation d'aujourd'hui avec M. Hollande ou l'humiliation de demain avec Mme Le Pen», a insisté Nicolas Sarkozy.

Intempéries et grands travaux : «Des procédures tellement lourdes que la moindre association peut empêcher des travaux d’intérêt général»

Commençant son intervention par un hommage aux familles victimes des intempéries dans le Sud, Nicolas Sarkozy a fait une allusion assez claire au barrage de Sivens: il a critiqué les «procédures tellement lourdes» que «la moindre association peut empêcher» des «travaux d'intérêt général», alors que les départements de l'Aude et des Pyrénées-Orientales sont victimes d'inondations. «Permettez-moi simplement après les images dramatiques que nous avons vues de dire ma compassion pour ces familles une nouvelle fois dans la peine», a-t-il déclaré.

«J'entendais l'un de nos compatriotes qui disait «ça se reproduit», on a des communes et des collectivités exsangues qui n'ont plus les moyens de faire des travaux, et des procédures tellement lourdes que maintenant la moindre association peut empêcher la réalisation de travaux d'intérêt général et d'utilité publique», a-t-il déploré. «C'est un sujet qui devrait nous mobiliser tous, il y a toujours les mêmes départements aux mêmes époques et les mêmes faits, il avait raison», a ajouté Nicolas Sarkozy.