Présidence de l’UMP: Nicolas Sarkozy élu sans plébiscite, surprise du côté de Bruno Le Maire

DECRYPTAGE Nicolas Sarkozy obtient 64,5% des voix en 2014, après avoir obtenu 85% des suffrages en 2004…

Anne-Laëtitia Béraud

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Passants devant le siège de l'UMP à Paris le 29 novembre 2014.
Passants devant le siège de l'UMP à Paris le 29 novembre 2014. — ELIOT BLONDET / AFP

Une élection confortable mais pas de sacre. Nicolas Sarkozy a été porté à la tête de l'UMP, au premier tour  ce samedi, avec 64,5% des voix. Les autres candidats Bruno Le Maire et Hervé Mariton obtiennent respectivement 29,18% et 6,32% de suffrages. La participation au vote électronique a été de 58,1%.

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Il y a dix ans, en 2004, Nicolas Sarkozy était élu avec 85% des suffrages à la tête de l'UMP. En septembre 2014, ses soutiens espéraient un plébiscite, lors de l’annonce de la candidature de leur champion. Ils ont rapidement revu à la baisse leurs ambitions. Guillaume Peltier, vice-président de l'UMP et soutien de Nicolas Sarkozy, a jugé le 2 novembre qu'une élection de Nicolas Sarkozy avec «60% ou 70%» serait «une énorme victoire».

Bruno Le Maire gagne du galon au sein de l'UMP

La surprise vient ce samedi soir du score de Bruno Le Maire. Le député de l’Eure de 45 ans réunit sur son nom près de 30% des suffrages, ce qui était considéré comme son maximum possible. Souhaitant incarner «le renouvellement», le quadra est l’un des rares, à l’UMP, à s’imposer comme un nouveau poids lourd dans sa famille. Lui qui était quasiment inconnu du public en 2012. 

«Ce qui s'est passé ces dernières 24h nous permet de tourner définitivement le dos à ces images terribles de 2012, à ce qui s'était passé», a estimé le secrétaire général par intérim Luc Chatel, peu après les résultats, au siège de l’UMP à Paris. 

Dès l'annonce des résultats, toutes les réactions n'étaient pas aussi positives. Notamment du côté des candidats à la primaire à droite en 2016, qui désignera le candidat de la droite pour la présidentielle 2017. François Fillon a estimé dans un communiqué que ««L’union n’est pas la soumission. Un grand parti moderne accepte la différence». Quant à Xavier Bertrand, il a préféré féliciter... Bruno Le Maire.