Présidence de l’UMP: Le poste très convoité de secrétaire général du parti

MERCATO Alors que le vote pour élire le nouveau président de l’UMP débute à 20h vendredi, le poste de secrétaire général suscite la convoitise…

Anne-Laëtitia Béraud

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(de g. à d.) Nicolas Sarkozy, Nathalie Kosciusko-Morizet, Philippe Goujon et Laurent Wauquiez, le 7 novembre 2014 à Paris.
(de g. à d.) Nicolas Sarkozy, Nathalie Kosciusko-Morizet, Philippe Goujon et Laurent Wauquiez, le 7 novembre 2014 à Paris. — WITT/SIPA

A l’UMP, il n’y a pas que le nom du président qui changera samedi. Le poste de secrétaire général, temporairement assuré par Luc Chatel, suscite la convoitise dans l’équipe du favori Nicolas Sarkozy. Qui est tenté par le poste? Retour sur ce mercato par 20 Minutes

Laurent Wauquiez, l'ambition au tournant

Le député de Haute-Loire Laurent Wauquiez, le 13 janvier 2013 à Paris. - IBO/SIPA

 

Premier tenté, le député-maire du Puy-en-Velay (Haute-Loire) Laurent Wauquiez. A 39 ans, l’ex-ministre de Nicolas Sarkozy profiterait avec ce poste d'une promotion en or. En effet, à la tête de l’UMP, Nicolas Sarkozy souhaiterait mettre en place une double organisation: le président édicte la ligne stratégique du parti, alors que la gestion quotidienne de l'organisation est assurée par le secrétaire général. Mais l’homme a de nombreux ennemis dans sa famille politique. Et en premier lieu, Nathalie Kosciusko-Morizet: «[Laurent Wauquiez] est un homme dangereux. Il fait du Buisson [du nom de l’ancien conseiller très droitier Patrick Buisson] sans Buisson», dit-elle, selon des propos rapportés par Le Canard enchaîné du 26 novembre.

>> Lire: Les quatre moments forts de la campagne pour la tête de l'UMP

Nathalie Kosciusko-Morizet, oui mais non

(De d. à g.) Nicolas Sarkozy, Nathalie Kosciusko-Morizet et Michele Alliot Marie, le 27 novembre 2014 à Nîmes - P. Guyot AFP
 

NKM assume le rôle de porte-parole de Nicolas Sarkozy pour cette campagne. Le candidat lui aurait proposé le poste de présidente déléguée de l’UMP, avance Le Canard enchaîné. Un poste stratégique envisageable, seulement et seulement si Laurent Wauquiez n’est pas fait secrétaire général. Mais occuper ce poste de gestionnaire ne l’a jamais intéressé.

L’un des candidats à la présidence de l’UMP?

Le député UMP Bruno Le Maire, en octobre 2013 à Paris - K. Tribouillard AFP
 

Bruno Le Maire ou Hervé Mariton nommé secrétaire général de l’UMP par leur adversaire politique Nicolas Sarkozy? L’idée est cocasse, mais pas complètement folle quand on se rappelle la stratégie «d’ouverture» de Nicolas Sarkozy tout juste élu à l’Elysée, en 2007. Cependant, les chances de ce scénario sont quasi-nulles. Mardi, Bruno Le Maire confie au Monde qu’il ne prendra «aucun poste dans la direction. Je ne suis pas à la recherche de place, de fonction ou de titre [à l’UMP] Avec cette campagne, j’ai gagné ma liberté». Une position que l’ex-ministre de Nicolas Sarkozy adoucit jeudi au Talk-Orange-Le Figaro: «Si je perds, j'appellerai Nicolas Sarkozy pour lui dire que je travaillerai en bonne intelligence avec lui». Quant à Hervé Mariton, il a estimé mardi au Talk-Orange-Le Figaro qu’il était un «garçon loyal». Ajoutant que si Nicolas Sarkozy était élu, il avait «vocation à reconnaître la légitimité de celui qui a été élu par les militants». Mais sans plus.

>> Lire: Quelles sont les idées des candidats à la présidence du parti?

Luc Chatel, la sécurité

Luc Chatel, secrétaire général intérimaire de l'UMP, le 14 juillet 2014 à Paris - T. SAMSON AFP
 

Quand on aime, on garde. Et maintenir Luc Chatel au poste de secrétaire général devient une option de plus en plus envisageable pour Nicolas Sarkozy. L’homme apparaît relativement neutre dans la bataille des ambitions pour la présidentielle 2017. Il peut donc faire l’affaire, selon l’ancien président.

>> Et vous, qui aimeriez-vous voir au poste de secrétaire général de l'UMP? Une jeune pousse, un quadra conquérant, un sage? Dites-le nous dans les commentaires ci-dessous...