Emprunt russe du FN: Mediapart évoque 40millions, «délirant» selon Marine Le Pen

POLITIQUE Mediapart affirme dans un article publié mercredi soir que «les responsables du Front national ont voulu emprunter en Russie une somme globale de 40 millions d'euros»...

20 Minutes avec AFP

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Marine Le Pen, présidente du Front national, le 24 octobre 2014.
Marine Le Pen, présidente du Front national, le 24 octobre 2014. — SARAH ALCALAY/SIPA

La présidente du FN Marine Le Pen a joint mercredi soir l'AFP pour contester les informations du site d'information en ligne Mediapart (article payant), selon qui un prêt de 40 milions d'euros aurait été sollicité par le parti auprès d'une banque russe. «C'est fantaisiste, délirant», a affirmé Marine Le Pen.

«Il n'a jamais été question d'un prêt de 40 millions d'euros. Nous avons sollicité 9 millions d'euros et nous avons obtenu 9 millions d'euros». «Nous serions bien débiles de mentir sur un tel sujet: les comptes du FN font l'objet de la surveillance de deux commissions, a ajouté l'eurodéputée. S'il y a 40 millions d'euros, ils vont m'en apporter la preuve!».

«La tranche de 9 millions est arrivée, 31 vont suivre»

«Dire que les campagnes électorales nécessitent un besoin financier de 30 millions d'euros, qui sont remboursables, pour l'ensemble des élections dans les cantons et pour les régionales, c'est autre chose» a-t-elle en revanche affirmé. A-t-elle d'autres pistes actuellement que la banque russe déjà sollicitée pour financer ces besoins ? «Non», a répondu la patronne du FN.

Mediapart affirme dans un article publié mercredi soir que «les responsables du Front national ont voulu emprunter en Russie une somme globale de 40 millions d'euros». Un membre du bureau politique du FN cité de manière anonyme par le site d'informations en ligne va plus loin, expliquant qu'«une première tranche a été débloquée sur un prêt de 40 millions (d'euros). La tranche de 9 millions est arrivée, 31 vont suivre».

Le FN a contracté fin septembre un emprunt de 9 millions d'euros auprès de la First Cezch Russian Bank (FCRB). Le parti d'extrême droite le justifie en expliquant que les banques françaises ont refusé de lui prêter de l'argent, rejetant tout lien avec ses positions pro-Russie dans le débat politique.