UMP: Mariton demande à Sarkozy de se «libérer» du «médiatiquement correct»

POLITIQUE Le candidat à la présidence de l'UMP tenait son dernier meeting de campagne ce mercredi...

20 Minutes avec AFP
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Hervé Mariton à Lyon le 26 novembre 2014.
Hervé Mariton à Lyon le 26 novembre 2014. — Pascal Fayolle/SIPA

Hervé Mariton, candidat à la présidence de l'UMP, a demandé à Nicolas Sarkozy de se libérer du «politiquement et du médiatiquement correct», lançant un sonore «Nicolas, libère-toi!», mercredi à Paris, lors de son dernier meeting de campagne pour la présidence de l'UMP.

«Mes deux concurrents contribuent à l'absence de ligne claire de l'UMP», a affirmé le député de la Drôme, devant 300 personnes environ, rassemblées au siège de l'UMP, le parti lui ayant «prêté gratuitement» ses locaux pour la dernière des 120 réunions publiques qu'il a tenues au cours des dernières semaines.

«Entre Nicolas Sarkozy qui prétend tout changer et dépasser le clivage gauche-droite, tout en tenant des discours très à droite pendant ses meetings, et Bruno Le Maire qui prétend ancrer l'UMP résolument à droite mais qui prend des positions très centristes sur bon nombre de sujets pour satisfaire les médias, difficile de s'y retrouver», a affirmé Hervé Mariton, en se déclarant, lui, «de droite», ce qui lui a valu une nouvelle salve d'applaudissements.

Mariton n'est pas politiquement correct, lui

«Certains pensent que c'est dans l'ambiguïté qu'on gagne des électeurs», pourtant, «la puissance de Nicolas Sarkozy devrait le libérer de tout cela», a-t-il lancé. «Nicolas, libère-toi», a ajouté le député, déclenchant des rires dans le public.

Pour sa part, il défend des idées qui, dit-il, ne sont «pas très politiquement ou médiatiquement correctes», comme «le droit du sang» pour la nationalité française, le «serment d'allégeance pour les jeunes arrivant à leur majorité», «le service civique obligatoire» ou «le retour de la double peine», supprimée par Nicolas Sarkozy quand il était ministre de l'Intérieur.

Les autres idées qu'il défend le sont également par Sarkozy et/ou Le maire, comme le recul de l'âge de la retraite à 65 ans (Sarkozy plaide pour 63 ans, puis 64), l'abrogation de la loi Taubira sur le mariage homosexuel (Le Maire est contre), la fin des 35 heures et de l'ISF.

Salut à Zemmour et Finkielkraut

Toujours dans le droit fil de sa dénonciation du «politiquement correct», il a rendu hommage au philosophe Alain Finkielkraut, auteur d'un «livre remarquable, L'identité malheureuse», et salué «le succès, en dépit de ses maladresses, du livre d'Eric Zemmour Le suicide français».

Plusieurs des 51 parlementaires qui le soutiennent étaient présents, les députés Arlette Grosskost (Alsace), Etienne Blanc, Philippe Gosselin (Manche), Gilles Carrez, et le sénateur Philippe Bas.