Sifflets contre Juppé: Sarkozy explique son attitude

POLEMIQUE Nicolas Sarkozy s'est défendu dans Le Figaro publié mercredi en disant qu'il n'était pas «si aisé d'interrompre une salle» qui manifeste son «désaccord sincère et spontané avec l'orateur»...

20 Minutes avec AFP
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Nicolas Sarkozy à son arrivée à un meeting le 25 novembre 2014 à Boulogne-Billancourt
Nicolas Sarkozy à son arrivée à un meeting le 25 novembre 2014 à Boulogne-Billancourt — Philippe Wojazer Pool

Nicolas Sarkozy explique à propos des sifflets essuyés à Bordeaux par Alain Juppé qu'il n'est pas «si aisé d'interrompre une salle» qui manifeste son «désaccord sincère et spontané avec l'orateur», dans Le Figaro publié mercredi.

Alain Juppé s'est fait siffler samedi lors d'un meeting de Nicolas Sarkozy sans que l'ancien chef de l'Etat ne cherche à les interrompre. Interrogé par une équipe de Canal + à l'issue du meeting, il avait d'ailleurs répondu ne pas les avoir entendus.«Croyez-vous que cela soit si aisé d'interrompre une salle de 5.000 personnes qui manifestent leurs désaccords sincères et spontanés avec l'orateur?», se justifie Nicolas Sarkozy dans Le Figaro. «Au reste, ce n'est pas Alain Juppé qui a été sifflé, c'est ce qu'il a dit», ajoute Nicolas Sarkozy, candidat à la présidence de l'UMP.

«Si j'avais dit la même chose, j'aurais été sifflé moi aussi», assure-t-il. «Beaucoup - en Aquitaine peut-être plus qu'ailleurs - ont été ulcérés par le fait que François Bayrou se mobilise pour faire élire François Hollande puis utilise les voix de la droite pour devenir maire de Pau», ajoute Nicolas Sarkozy.

«Notre famille a besoin de tous ses talents»

«Je le dis solennellement, notre famille a besoin de tous ses talents. Personne ne pourra réussir seul», fait valoir Nicolas Sarkozy. Selon lui, «l'idée d'une guerre serait suicidaire et en tout état de cause est parfaitement étrangère à mon état d'esprit».

«Je le redis: les primaires auront lieu, que personne n'en doute ou ne cherche à en faire un sujet de polémique», explique aussi Nicolas Sarkozy. «Elles auront lieu en 2016. Elles seront ouvertes, car des primaires qui ne seraient pas ouvertes se résumeraient à un vote interne», enchaîne-t-il.

«Elles seront organisées et contrôlées de la façon la plus consensuelle. Elles ne seront soumises qu'à deux exigences: les candidats devront s'engager à en respecter le résultat, c'est-à-dire à soutenir le vainqueur; les électeurs devront manifester leur adhésion à un corpus de valeurs partagé par la droite et le centre et leur volonté de l'alternance», déclare Nicolas Sarkozy.