Nicolas Sarkozy assure qu'il n'a «pas d'adversaire» à l'UMP

POLITIQUE Il faut dire que la posture du rassembleur de sa famille politique est un concept clé de sa campagne pour la présidence de l'UMP...

20 Minutes avec AFP

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Nicolas Sarkozy à Bordeaux le 22 novembre 2014.
Nicolas Sarkozy à Bordeaux le 22 novembre 2014. — APERCU/SIPA

Nicolas Sarkozy, engagé dans la course à la tête de l'UMP, a affirmé lundi soir près d'Angers qu'il n'avait «pas d'adversaire» dans sa famille politique, à cinq jours du scrutin pour la présidence du parti.

«Je n'ai pas d'adversaire dans ma famille politique, je n'en ai pas le droit. Ce que nous avons vécu entre Jean-François Copé et François Fillon, je ne le ferai revivre à personne», a lancé l'ancien président de la République, lors d'une réunion publique à Andard (Maine-et-Loire) qui a réuni quelque 2.000 personnes.

«Pendant qu'on se divisait, on ne travaillait plus. Aujourd'hui, c'est le temps collectif, la famille rassemblée», a dit Nicolas Sarkozy. «Qui peut prétendre réformer la France seul? J'aurai besoin de tout le monde», a souligné Nicolas Sarkozy, qui a aussi proclamé qu'il ne voulait pas être «l'élu du milieu médiatique, ni du milieu journalistique».

«Ne plus seulement se dire ce que la République peut faire pour l'islam, mais ce que l'islam peut faire pour la France»

Lors de son intervention d'environ une heure, l'ex-chef de l'Etat a lancé que «l'intégration à la française» était «l'échec le plus retentissant depuis 30 ans.» «Ce n'est pas la question de nos compatriotes musulmans dont la grande majorité fait honneur à la France. La question, ce n'est plus seulement de se dire ce que la République peut faire pour l'islam, mais ce que l'islam peut faire pour la France», a-t-il précisé, très applaudi.

Sur cette question de l'intégration, il a aussi indiqué qu'il proposerait un débat aux militants de sa famille politique.