VIDEO. #DirectPolitique: Pour Eduardo Rihan Cypel, «Hollande doit se raconter»

POLITIQUE Le député socialiste était l'invité de l'émission politique de Linternaute.com, «20 Minutes» et Ouest-France.fr ce mardi 25 novembre...

David Blanchard

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Eduardo Rihan Cypel, député de Seine-et-Marne et secrétaire national du Parti socialiste chargé de la Défense
Eduardo Rihan Cypel, député de Seine-et-Marne et secrétaire national du Parti socialiste chargé de la Défense — Lionel Bonaventure AFP

Député de Seine-et-Marne et secrétaire national du Parti socialiste chargé de la Défense, Eduardo Rihan Cypel a répondu aux questions de Linternaute.com, 20 Minutes et Ouest-France ce mardi.

Faut-il des primaires à gauche en 2017?

«Personne n’imagine un président de la République qui soit président et qui soit candidat aux primaires. Il est assez naturel qu’un président défende son bilan. Sauf si le président ne se représente pas, dans ce cas, il fait organiser des primaires. Le seul message qui compte c’est rassembler les écologistes et les socialistes dès le premier tour. L’alliance avec les Verts est encore possible, et elle est nécessaire.Ils votent la majorité des textes avec nous.»

Faut-il une intervention terrestre contre Daesh?

«Non, la France n’a pas vocation à intervenir au sol en Irak. Nous prenons nos responsabilités à travers notre aviation. Ce sera à l’armée irakienne d'intervenir. Nous pourrons les aider si besoin, en armement, en équipement, en stratégie. Je ne serai pas défavorable à ce que la France aide militairement les pays locaux.»

Quels risques d'attentats pèsent sur la France?

«Le risque d’attentat est réel. Il est loin d’être virtuel. Parmi les Français djihadistes, vous avez même des femmes et des mineurs. Il y a entre 50 et 80 personnes qui sont vraiment dangereuses et qui pourrait passer à l’acte. Nous avons mis des moyens d’interception et remis en place le renseignement de proximité.»

La gauche et la France de la périphérie

«J’ai publié dans Marianne une tribune: "La gauche doit retrouver la France". En particulier çà, cette France qui se sent oubliée, cette France dite périphérique, périurbaine. Ce ne sont pas seulement les banlieues, mais la France des lotissements, des classes moyennes et populaires où il y a moins de services publics, moins de transports. Ce sont des Français qui ont une vie usante, les entreprises sont parties. Nous devons permettre à cette France de se raccrocher aux dynamiques d’attractivité. Nous pouvons réaménager les territoires en s’appuyant sur la révolution numérique. Il faudrait une fiscalité avantageuse pour favoriser l’implantation de nouvelles entreprises. Si la gauche ne parle pas de la France périphérique, je crains que ce soit la gauche qui devienne périphérique. Il n’est jamais trop tard pour récupérer ces électeurs. Il faut redonner du pouvoir d’achat à ces Français.»

Les interviews dans la presse étrangère de Valérie Trierweiler.

«Ca ne m’intéresse pas, mais je prends au sérieux les effets de cette affaire. Je souhaite que François Hollande raconte aussi sa propre histoire. Il y a un déficit de connaissance de ce qu’il est. On ne le connait pas assez notre président. Les Français veulent chercher à savoir qui est François Hollande. Il ne faut pas qu’il ait peur de raconter qui il est. Je me souviens d’un François Hollande qui avait dit qu’on ne lui avait rien donné, il a parlé de son père, de sa mère, de sa relation aux Français. C’est ça que les Français veulent savoir.»