VIDEO. Alain Juppé sifflé: Nadine Morano «pas choquée»

POLITIQUE Alors que des ténors de l'UMP critiquent Nicolas Sarkozy qui n'a pas su tenir la salle...

M.P.

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La député européenne Nadine Morano à un meeting de l'UMP le 27 mai 2014 à Paris
La député européenne Nadine Morano à un meeting de l'UMP le 27 mai 2014 à Paris — Stephane de Sakutin AFP

Cette fois, Nicolas Sarkozy peut compter sur Nadine Morano. Alors que de nombreux responsables UMP fustigent les sifflets qui ont visé Alain Juppé à Bordeaux lors du meeting de Nicolas Sarkozy samedi soir, l'ex-ministre UMP a dit n'avoir pas été «choquée» par ce qu'elle considère être une «réaction épidermique» à l'évocation de François Bayrou.

«Ça ne m'a pas choquée parce que je ne pense pas que ce soit Alain Juppé lui-même qui soit sifflé. C'est l'idée de cette primaire ouverte avec le centre qui, là-bas, de manière sans doute exacerbée (...) crée encore des réactions épidermiques», a développé ce lundi Nadine Morano sur RMC et BFM TV.

Pas favorable à la primaire

Interrogée sur la tenue d'une primaire en vue de 2017, Nadine Morano a répondu: «On verra ce que diront les militants, ce que donnera la nouvelle organisation. Nicolas Sarkozy a dit oui mais on verra ce que diront les militants, j'espère qu'ils seront consultés».

Mais l'ancienne ministre a rappelé qu'elle n'avait «jamais été favorable à la question des primaires. J'ai toujours pensé que c'était un exercice inutile qui nous a amené le plus mauvais président de la Ve République, François Hollande. Quand vous regardez les primaires que nous avons nous-mêmes organisées pour Paris ou l'Ile-de-France, a-t-on eu des succès? Non. Cet exercice ne nous garantit pas d'avoir celui qui va nous amener à la victoire».

Alain Juppé a réagi ce lundi après-midi, notamment sur son blog, jugeant qu'il «n'y a pas de quoi en faire tout un plat. Pour ma part, j'ai vu pire. Restons sereins». Ajoutant toutefois qu'il fallait des «clarifications», notamment sur la primaire UMP. Une manière de calmer le jeu qui parfait son profil de rassembleur, posture que voulait incarner Nicolas Sarkozy mais qui a volé en éclats ce samedi, avec ce meeting bordelais où Alain Juppé a été sifflé sur ses propres terres.