Selon Aurélie Filippetti Florange a été un «tournant du quinquennat»

POLITIQUE Pour l'ancienne ministre de la Culture, «la realpolitik» a rattrapé François Hollande «à l'automne 2012»...

20 Minutes avec AFP

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Aurelie Filippetti French Socialists meet for their annual end of the summer seminar in La Rochelle,France-30/08/2014 /NOSSANT_1118003/Credit:NOSSANT/ROBERT/SIPA/1408311240
Aurelie Filippetti French Socialists meet for their annual end of the summer seminar in La Rochelle,France-30/08/2014 /NOSSANT_1118003/Credit:NOSSANT/ROBERT/SIPA/1408311240 — SIPA

La fermeture du site sidérurgique de Florange, où revient François Hollande dans la matinée, a été un «tournant du quinquennat» présidentiel, a estimé lundi la députée (PS) de Moselle et ancienne ministre Aurélie Filippetti.

L'ex-ministre de la Culture, qui doit participer à cette visite du chef de l'Etat, a relevé sur France Info: «Dans Florange, beaucoup d'espoir avait été soulevé pendant la campagne de 2012». «Il avait pris des engagements très forts pour une vraie politique industrielle, un vrai volontarisme, une créativité en matière économique».

Mais «la realpolitik l'a rattrapé à l'automne 2012», a ajouté celle qui avait publié la veille une «adresse» au président publiée par Mediapart, dans laquelle elle écrit que «l'histoire de Florange est l'histoire de la crise de la parole politique».

«Manque de volontarisme»

«Ca a été un tournant dans le quinquennat», a renchéri lundi l'ancienne ministre, qui a quitté fin août le gouvernement.

«Le quinquennat de François Hollande n'aurait pas eu le même visage s'il s'était battu jusqu'au bout pour la solution possible, atteignable, de la nationalisation temporaire pour sauver le site», a jugé l'élue de la circonscription où se trouvent les hauts fourneaux désormais fermés.

Le fait que Hayange, la commune dont dépend Florange, soit passée au FN en mars «est une tragédie politique», a-t-elle jugé, y voyant «les conséquences de ce manque de volontarisme».