VIDEO. François Hollande revient à Florange pour lutter conte le «défaitisme»

ECONOMIE Le chef de l'Etat tente de transmettre un message d'optimisme en inaugurant une plateforme publique de recherche et une usine aéronautique...

20 Minutes avec AFP

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(FILES) -- This file photo taken on September 26, 2013 in Florange, eastern France, shows French President Francois Hollande (L) visiting the ArcelorMittal steel factory.  Hollande is to visit again the Florange plant site on November 24, 2014, which fate has become a litmus test of Hollande's strategy for fighting rising unemployment and raising the flagging competitiveness of French industry. AFP PHOTO / PATRICK HERTZOG
(FILES) -- This file photo taken on September 26, 2013 in Florange, eastern France, shows French President Francois Hollande (L) visiting the ArcelorMittal steel factory. Hollande is to visit again the Florange plant site on November 24, 2014, which fate has become a litmus test of Hollande's strategy for fighting rising unemployment and raising the flagging competitiveness of French industry. AFP PHOTO / PATRICK HERTZOG — AFP

François Hollande revient à Florange ce lundi pour tenir une promesse faite aux ouvriers d'ArcelorMittal après la fermeture des hauts fourneaux, mais aussi pour tenter de transmettre un message d'optimisme, en inaugurant une plateforme publique de recherche et une usine aéronautique.

C'est la troisième fois en trois ans que le président se rend à Florange, dans la vallée sidérurgique de la Fensch. Dans un entretien publié lundi par le Républicain Lorrain et l'Est Républicain, il dit croire «en son avenir industriel». «Je reviendrai chaque année pour lutter contre le défaitisme, le scepticisme qui nourrit l'extrémisme» a-t-il insisté. La mairie de Hayange, la commune où sont situés les hauts fourneaux d'ArcelorMittal, a basculé dans l'escarcelle du FN aux dernières municipales.

«Florange doit être un anti Gandrange», a-t-il dit, en référence à l'acierie lorraine fermée par ArcelorMittal en 2009 sous le mandat de Nicolas Sarkozy. A Florange, si les hauts fourneaux «n'ont pas été réouverts, il n'y a eu aucun licenciement, des investissements massifs sont lancés et le site crée de nouveaux emplois», a-t-il fait valoir.

Filippetti fait part de sa «désillusion»

Le président doit rencontrer lundi en fin de matinée la direction du site d'ArcelorMittal, des représentants du personnel et d'anciens salariés des hauts fourneaux ayant retrouvé un poste en interne. Sur les 629 salariés des hauts fourneaux, 257 sont partis sur une base volontaire. Le reste a été reclassé dans le groupe.

ArcelorMittal a opportunément annoncé la semaine dernière 30 embauches de CDI à Florange, les premières sur le site depuis 2008. «Autant le seront en 2015 avec d'autres CDI et un doublement du nombre des apprentis», selon le président.Quant aux 180 millions d'euros d'investissements promis fin 2012 par le groupe pour moderniser son site, ils devraient être portés jusqu'à «plus de 240 millions d'euros d'ici 201», selon François Hollande.

Tout en les saluant, l'ex ministre de la Culture Aurélie Filippetti, députée PS de la Moselle, a nuancé ces acquis «arrachés» à ArcelorMittal, dans une adresse au président publiée dimanche sur Mediapart, dans laquelle elle fait part de sa «tristesse» et sa «désillusion» sur l'affaire Florange. Selon elle l'espoir soulevé par la visite du candidat Hollande en 2012 s'est aujourd'hui «refroidi, glacé, pétrifié avec les hauts fourneaux». Partageant son désenchantement, deux syndicats d'ArcelorMittal Florange, la CGT et FO, ont refusé de rencontrer le président lundi, le premier appelant à manifester contre le président, le second appelant «à l'indifférence».