Le Maire «pense» remporter la présidence de l'UMP

POLITIQUE Bruno Le Maire compte sur le soutien des parlementaires, des élus locaux et des militants...

20 Minutes avec AFP
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FRANCE, Tours ( central France) :  French right-wing party UMP member Bruno Le Maire shakes hand of militants just before an UMP meeting on november 20, 2014 in Tours. PHOTO / GUILLAUME SOUVANT/SOUVANTGUILLAUME_080002/Credit:SOUVANT GUILLAUME/SIPA/1411210809
FRANCE, Tours ( central France) : French right-wing party UMP member Bruno Le Maire shakes hand of militants just before an UMP meeting on november 20, 2014 in Tours. PHOTO / GUILLAUME SOUVANT/SOUVANTGUILLAUME_080002/Credit:SOUVANT GUILLAUME/SIPA/1411210809 — SIPA

Bruno Le Maire, candidat à la présidence de l'UMP, a dit dimanche qu'il remporterait ce scrutin interne et a rejeté la «guerre des chefs» avant 2017, estimant que les huées contre Alain Juppé au meeting de Nicolas Sarkozy n'auraient «pas dû se produire».

«Je pense que je vais être élu président de l'UMP, je pense que les jeux sont totalement ouverts», a-t-il déclaré à BFM Politique-RMC-Le Point. «Les 59 parlementaires qui me soutiennent, la centaine d'élus locaux, les milliers de militants, c'est eux qui vont gagner cette élection, qui vont me porter à la victoire», a ajouté le député, crédité généralement de 20% à 30% des voix face à Nicolas Sarkozy et Hervé Mariton. 

Interrogé sur la place qu'il pourrait occuper à l'UMP en cas d'échec, il a assuré avoir «acquis grâce à eux une liberté politique totale». «On ne la remet pas dans une jolie petite cage dorée, dans un poste ou une place », a précisé cet ancien ministre, qui n'entend pas non plus se servir de l'UMP comme d'un «marche-pied d'une ambition présidentielle».

«Un garant de l'unité»

«Je ne voudrais pas qu'on gâche cette fin de campagne», a-t-il poursuivi, regrettant que «dans une réunion publique UMP on puisse siffler un responsable de l'UMP quel qu'il soit». Ces huées contre Alain Juppé samedi dans sa ville, «ça n'aurait pas dû se produire, c'est tout».

«C'est peut-être aussi qu'en matière de débat on a des progrès à faire au sein de notre parti pour que les militants puissent s'exprimer d'une autre manière et dire ce qu'ils pensent», a ajouté Bruno Le Maire.

Que reprochaient ces militants à l'ancien Premier ministre? Selon l'élu de l'Eure, ils s'interrogent notamment sur la future «ligne politique» de l'UMP. «Le flirt avec la gauche n'a pas été que le fait d'Alain Juppé il me semble», a-t-il rappelé, taclant «l'ouverture en 2012» par Nicolas Sarkozy.

Et désormais «on nous propose une fusion entre l'UMP et l'UDI», idée qu'il rejette au profit d'un «projet de droite républicaine, pas un projet de la droite et du centre».Bruno Le Maire a martelé être «un garant de l'unité, du rassemblement», à l'opposé de ce «spectacle de la guerre des chefs». Il a appelé à ne pas «confondre les échéances» de 2014 (présidence de l'UMP) et 2016 (primaire avant la présidentielle).