François Hollande en mission reconquête, lundi, à Florange

POLITIQUE Le président de la République est attendu sur le site des hauts-fourneaux fermés par AcelorMittal...

20 Minutes avec AFP

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François Hollande pendant une conférence de presse à l'Elysée
François Hollande pendant une conférence de presse à l'Elysée — Chamussy

François Hollande revient lundi en Lorraine pour tenter de surmonter la mémoire douloureuse des hauts-fourneaux de Florange fermés par ArcelorMittal, en choisissant d'inaugurer deux sites d'avenir, une future plateforme publique de recherche et développement industriel et une nouvelle usine aéronautique.

Pour le chef de l'Etat, que 73% des sympathisants de gauche ne veulent pas voir se représenter en 2017 selon un récent sondage, il s'agit aussi de tenir une promesse: celle faite l'an dernier à Florange d'y revenir «chaque année» durant son mandat «pour veiller aux engagements qui ont été pris».

Visite durant la présidentielle 2012

Sa première visite à Florange durant la campagne présidentielle en 2012 avait suscité beaucoup d'espoir parmi les ouvriers sidérurgistes. Un an plus tard, beaucoup d'entre eux ont considéré la fermeture des hauts-fourneaux comme une «trahison» du chef de l'Etat.

Lundi, François Hollande sera notamment accompagné de Jean-Marc Todeschini, promu secrétaire d'Etat aux Anciens Combattants après la démission vendredi de Kader Arif, cité dans une enquête pour favoritisme.

>> Hollande à Florange en 2013

Homme fort du PS mosellan et proche du président, Jean-Marc Todeschini avait été un acteur clé du dossier Florange. C'est à lui que le PS doit le ralliement du virulent leader local de la CFDT Edouard Martin, promu tête de liste aux élections européennes sur la liste socialiste du Grand Est.

Ecomouv' et agriculteurs en trouble-fête

Le président a prévu de rencontrer en matinée d'anciens salariés des hauts-fourneaux reclassés, des représentants du personnel et la direction du site d'ArcelorMittal.

Certains ont cependant décliné l'invitation du chef de l'Etat: La CGT a appelé les salariés à manifester lundi matin à Florange, dénonçant «une campagne de communication politique», tandis que FO a préféré «appeler à l'indifférence».

Sur les 629 salariés des hauts-fourneaux, environ 320 ont retrouvé un poste en interne sur les autres installations d'ArcelorMittal à Florange, 40 sont partis travailler sur d'autres sites du groupe et les autres sont partis en préretraite.