UMP: Entre Alain Juppé et Nicolas Sarkozy, Nadine Morano et Rachida Dati refusent de choisir

POLITIQUE Anciennes ministres sarkozystes, Nadine Morano et Rachida Dati n’en sont pas moins critiques de l'action de Nicolas Sarkozy…

Anne-Laëtitia Béraud
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Photo-montage des eurodéputées UMP Nadine Morano, et Rachida Dati.
Photo-montage des eurodéputées UMP Nadine Morano, et Rachida Dati. — Sipa

«Prudence est mère de toutes les vertus»... Et à l’UMP, mieux vaut être prudent avant d’annoncer son soutien à tel ou tel candidat à la primaire de 2016, qui désignera le champion de la droite à la présidentielle. La stratégie est notamment adoptée Nadine Morano et Rachida Dati. Toutes deux anciennes ministres de Nicolas Sarkozy, les eurodéputées sont loin d’être des soutiens inconditionnels de l’ex-président pour 2017.

Rachida Dati, qui se définit comme «fidèle et loyale» à Nicolas Sarkozy, a refusé ce mercredi d’exprimer sa préférence pour la primaire 2016. Invitée sur France 2, elle a déclaré: «Sur le projet, mon choix n’est pas fait. Soutenir Nicolas Sarkozy en tant qu’ami, comme proche, oui! Mais ce n'est pas un chèque en blanc pour la France». Un avertissement après la «confusion» née des propos de Nicolas Sarkozy sur le mariage homosexuel, samedi. Ce dernier a souhaité «l’abrogation» de la loi Taubira.

«Beaucoup d'estime»... pour Juppé

Quant à Nadine Morano, elle explique ce mercredi sur RTL n’indiquer aucune préférence pour 2016. «Mon soutien ira à celui qui représentera le meilleur programme pour la France», explique celle qui a été souvent décrite comme une passionaria sarkozyste. Et pour rompre avec cette caricature, la trésorière de l'association des Amis de Nicolas Sarkozy loue les qualités… d’Alain Juppé, aujourd’hui favori des sondages à droite. «C'est un homme d'État. J'ai fait campagne pour Chirac à ses côtés au RPR. J'ai beaucoup d'estime pour lui». 

>> Popularité d'Alain Juppé: Il plane, mais attention à l'atterrissage...

Alain Juppé, François Fillon, Xavier Bertrand sont officiellement candidats à la primaire de 2016. Quant à Nicolas Sarkozy, l’ancien chef d’Etat tient à son calendrier, il ne se prononcera qu’après l’élection à la présidence de l’UMP.