UDI: Après une campagne «pénible», Lagarde veut passer à la «construction»

POLITIQUE Avec une ambition affichée: «gouverner la France»...

20 Minutes avec AFP

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Jean-Christophe Lagarde à Paris le 13 novembre 2014.
Jean-Christophe Lagarde à Paris le 13 novembre 2014. — WITT/SIPA

Le nouveau président de l'UDI, Jean-Christophe Lagarde, a sonné l'heure de «la construction» avec «l'ambition de gouverner la France» pour son parti après une campagne interne «pénible», lors du congrès qui l'a intronisé samedi à la Mutualité à Paris.

Le député-maire de Drancy, victorieux face à Hervé Morin, a été acclamé par plus de 2.000 personnes. A la tribune, ses soutiens Yves Jégo et Chantal Jouanno, mais aussi le président du Parti radical Laurent Hénart ou encore Philippe Vigier, président des députés UDI, proche d'Hervé Morin.

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Qualifiant la campagne interne de «trop longue» et de «pénible», Jean-Christophe Lagarde a envoyé un salut «fraternel» à Hervé Morin. Celui-ci a assisté aux travaux de samedi matin à huis clos mais n'est pas resté pour le discours de son rival victorieux.

«Gouverner la France» pour ne plus être les «porteurs de valise»

«La compétition était nécessaire mais c'est terminé», a lancé Jean-Christophe Lagarde. «Nous sommes dans la construction», a-t-il dit. Il a réaffirmé «l'ambition collective» de l'UDI de «gouverner la France» pour ne plus être les «porteurs de valise». Comme il l'a dit dans sa campagne, il a donné rendez-vous en 2016 pour «choisir» le candidat centriste à la présidentielle. «Cela ne veut pas dire que c'est facile», a-t-il commenté.

Revenant sur les accusations de clientélisme le visant sur sa ville de Drancy et la Seine-Saint-Denis, il a affirmé qu'il «n'y aura pas de territoire interdit pour le centre», s'attirant le succès de la salle. «Je veux que nous construisions un parti populaire», a-t-il ajouté.

Broloo envoie «un vrai bisou»

Après le lancement de l'UDI il y a deux ans par Jean-Louis Borloo, «il y a eu un temps de ralentissement», a constaté Jean-Christophe Lagarde, appelant l'UDI à être le parti du «courage» et de la «volonté». Il a aussi porté le message de Jean-Louis Borloo, actuellement à Tanger pour sa fondation: «Il m'a demandé de vous envoyer un vrai bisou» et dit «qu'il est très fier de nous tous».

Jean-Louis Borloo avait renoncé à tous ses mandats et fonctions politiques au printemps dernier à la suite de problèmes de santé. Sur le fond, Jean-Christophe Lagarde a martelé ses priorités notamment sur l'école, le fédéralisme européen, ou encore le «solidarisme».