Jérôme Lavrilleux ne sera pas exclu de la délégation française au Parlement européen

POLITIQUE L'eurodéputé a été exclu de l'UMP le 4 novembre après ses révélations dans l'affaire Bygmalion...

N.Beu. avec AFP

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01 Juillet 2014 Strasbourg -Jerome Lavrilleux a pris place dans l'hemicycle du Parlement Europeen a Strasbourg
01 Juillet 2014 Strasbourg -Jerome Lavrilleux a pris place dans l'hemicycle du Parlement Europeen a Strasbourg — G. Varela \ 20 Minutes

Jérôme Lavrilleux n'est pas tout à fait orphelin. Exclu de l'UMP, l'eurodéputé pourra continuer de siéger aux côtés de ses collègues du parti réunis dans la délégation française du groupe du Parti populaire européen (PPE, droite), a indiqué jeudi cette délégation.

Lavrilleux, auteur de révélations dans l'affaire Bygmalion, a été officiellement exclu le 4 novembre de l'UMP en bureau politique, après avoir lui-même annoncé qu'il quittait le parti à la mi-octobre. La délégation française du groupe PPE, réunie jeudi à Bruxelles, «a pris acte de la démission de Jérôme Lavrilleux de l'UMP et de la décision prise par le bureau politique» du parti, a-t-elle indiqué dans un communiqué jeudi.

Une décision à l'unanimité

La délégation, qui réunissait jusqu'ici les 20 députés élus sur des listes UMP aux dernières européennes, «compte désormais 19 députés UMP et un membre individuel», a-t-elle poursuivi, ajoutant que la décision avait été prise à l'unanimité de la délégation. Parmi les membres de cette délégation figurent notamment les UMP Rachida Dati, Brice Hortefeux, Michèle Alliot-Marie, Nadine Morano, ou encore Renaud Muselier.

Le 26 mai dernier, au lendemain des européennes, Jérôme Lavrilleux, ancien bras droit de Jean-François Copé, avait avoué que des dépenses considérables, imputables à la campagne de Nicolas Sarkozy, avaient en fait été prises en charge par l'UMP. Le parti avait fait valoir le «très grave préjudice subi par l'UMP du fait de M. Lavrilleux», pour justifier son exclusion. L'intéressé avait de son côté raillé une décision «burlesque», prise par une «direction intérimaire de l'UMP» qu'il qualifie de «totalement illégitime».