Affaire Fillon/Sarkozy: Le rétropédalage de Jean-Pierre Jouyet sur les révélations du Monde

JUSTICE Il s'agit d'un rétropédalage de la part du secrétaire général de l'Elysée...

Thibaut Le Gal

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Le secretaire d'etat aux Affaires Europeennes Jean Pierre Jouyet en conference de presse a Nancy  sur "L'Europe de l'enseignement superieur, un espace de mobilite a renforcer", dans le cadre de la presidence Francaise de l'Union Europeenne. Nancy, FRANCE -04/11/2008.
Le secretaire d'etat aux Affaires Europeennes Jean Pierre Jouyet en conference de presse a Nancy sur "L'Europe de l'enseignement superieur, un espace de mobilite a renforcer", dans le cadre de la presidence Francaise de l'Union Europeenne. Nancy, FRANCE -04/11/2008. — SIPA

Rétropédalage de Jean-Pierre Jouyet. Le secrétaire général de l'Elysée a admis dimanche que, lors d'un déjeuner en juin dernier, François Fillon lui a parlé de l'affaire Bygmalion et des pénalités liées au dépassement du plafond des dépenses de campagne de Nicolas Sarkozy en 2012, dans une déclaration lue à l'AFP.

«François Fillon m'a fait part de sa grave préoccupation concernant l'affaire Bygmalion. Il s'en est déclaré profondément choqué (...) Il a également soulevé la question de la régularité du paiement des pénalités payées par l'UMP pour le dépassement des dépenses autorisées dans le cadre de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy», a ajouté Jean-Pierre Jouyet, après avoir démenti jeudi toute intervention de l'ex-Premier ministre auprès de lui concernant les affaires judiciaires de Sarkozy.

«J'ai fait part à mes interlocuteurs (ndlr, M. Fillon et Antoine Gosset-Grainville, ex-directeur adjoint de cabinet de M. Fillon et ami commun des deux hommes) du fait que la présidence de la République ne pouvait rien s'agissant de cette procédure relevant de la justice», a-t-il ajouté.

«J'ai également rappelé que, depuis mai 2012, il n'y a plus aucune intervention de la présidence de la République dans une procédure judiciaire», souligne Jean-Pierre Jouyet dans sa déclaration à l'AFP.