Affaire Fillon/Sarkozy: L'ancien Premier ministre crie au «complot»

JUSTICE L'ancien Premier ministre est accusé d'avoir demandé d'accélérer les procédures judiciaires visant Nicolas Sarkozy...

T.L.G. avec AFP

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Nicolas Sarkozy, alors président de la République, et son Premier ministre de l'époque François Fillon, devant la tombe du Soldat inconnu à Paris, le 11 novembre 2010
Nicolas Sarkozy, alors président de la République, et son Premier ministre de l'époque François Fillon, devant la tombe du Soldat inconnu à Paris, le 11 novembre 2010 — Miguel Medina Pool

François Fillon dément dans le Journal du dimanche, avoir demandé à Jean-Pierre Jouyet d'accélérer les procédures judiciaires visant Nicolas Sarkozy et dénonce une «forme de déstabilisation» et de «complot».

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«Ce serait une affaire d'État»

«Je ne peux pas croire que le secrétaire général de l'Élysée ait pu tenir aux journalistes du Monde les propos qui lui sont prêtés», ajoute l'ex-Premier ministre. «Si c'était le cas, ce serait une affaire d'État d'une extrême gravité. Ce serait une tentative de déstabilisation d'un responsable de l'opposition», dénonce-t-il.

François Fillon a bien déjeuné le 24 juin dans un restaurant près de l'Elysée avec Jean-Pierre Jouyet, et son ancien directeur adjoint de cabinet à Matignon, Antoine Gosset-Grainvillle.

Mais selon lui, «à aucun moment» ils n'ont évoqué la question des pénalités financières infligées à Sarkozy et réglées par l'UMP. «Il s'agissait d'un déjeuner amical avec Jean-Pierre Jouyet qui a été membre de mon gouvernement, et ce déjeuner a eu lieu à l'invitation et à l'initiative du secrétaire général de l'Élysée», explique Fillon.

«Stop aux boules puantes!»

«Je ne peux pas ne pas voir dans ces attaques invraisemblables une forme de déstabilisation et de complot», fustige le député de Paris, candidat à la primaire UMP de 2016.

«Je suis candidat à l'élection présidentielle. En trente ans, mon nom n'a jamais été associé à une affaire ou un comportement contraire à l'éthique», souligne  Fillon dans le JDD. « J'ai toujours respecté mes adversaires politiques et, a fortiori, les membres de ma propre famille politique. Je n'éprouve que du dégoût devant de tels procédés qui discréditent notre démocratie », dénonce François Fillon, qui dit «Stop aux boules puantes!»