Hollande sur TF1: Dans la tempête, maintenir le cap

MI-MANDAT Le chef de l'Etat était l'invité de TF1...

Thibaut Le Gal

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François Hollande à Montréal au Canada, le 4 novembre 2014.
François Hollande à Montréal au Canada, le 4 novembre 2014. — VEFFIA/SIPA

Ce devait être le début de l'opération reconquête. Acculé par les mauvaises nouvelles, au plus bas dans les sondages, François Hollande avait 90 minutes pour défendre son bilan de mi-mandat face aux Français, ce jeudi soir sur TF1. «J'accepte toutes les critiques, j'accepte même les trahisons, j'accepte que l'on puisse me faire des reproches. Mais ce que je n'accepte pas, et ce que j'accepterai jamais, c'est qu'on puisse toucher à la France», a insisté, l'air grave, le chef de l’Etat.

«J'ai le cuir tanné»

Fidèle à lui-même, François Hollande a balayé toute question relative à sa personne, ou concernant sa vie privée. «Après toutes les critiques, moi j'ai le cuir tanné. Depuis deux ans et demi, je me cramponne». Parfois tancé par les journalistes et les quatre Français qui lui ont été opposés lors de l’émission, le président de la République n’a pas tangué et maintenu son cap pour la fin du quinquennat.

 «Je vais pendant les deux ans et demi qui me restent, jusqu'au bout, vous m'entendez, jusqu'au bout, réformer mon pays, le rendre plus fort». Pour retrouver la compétitivité et la croissance, François Hollande s’est reposé sur la même arme que lors de ses dernières sorties: le Pacte de responsabilité et ses 40 milliards d'euros de baisses de charges aux entreprises d'ici 2017.

Le chômage, voilà l'ennemi

De la persévérance plus que des mesures tonitruantes. Pas de nouvelles hausses d'impôts pour 2015 non plus. Le président a toutefois annoncé le retour d'une allocation et des contrats aidés pour les chômeurs proches de la retraite.

Car son principal défi reste bien les 3,43 millions de chômeurs enregistrés à Pôle emploi au mois de septembre. François Hollande a d'ailleurs reconnu son erreur de pronostic concernant l'inversion de la courbe du chômage pour 2013. Comme au printemps dernier, il a estimé qu’il serait difficile de se représenter en cas d’échec. «Si je n'y parviens pas à la fin de mon mandat vous pensez que j'irai devant les Français? Les Français seraient implacables et ils auraient raison».