Nicolas Sarkozy «ne s’en prend pas aux autres», selon Brice Hortefeux

REACTION L’ancien ministre réagit à la sortie du livre de confidences mordantes de l’ex-chef d’Etat, «Ça reste entre nous, hein?»…

Anne-Laëtitia Béraud

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L'ancien ministre Brice Hortefeux, ami de Nicolas Sarkozy, le 28 octobre 2014 à Marseille.
L'ancien ministre Brice Hortefeux, ami de Nicolas Sarkozy, le 28 octobre 2014 à Marseille. — LILIAN AUFFRET/SIPA

«Je peux témoigner n’avoir jamais entendu de propos désobligeants dans la bouche de Nicolas Sarkozy.» Brice Hortefeux, vieil ami de l’ex-président, vole au secours de son champion dans le Parisien ce jeudi. En effet, l’ancien ministre réagit moins de 24h après la publication d’un livre, mercredi, révélant les confidences acerbes de l’ancien chef d’Etat.

>> Nicolas Sarkozy mordant sur ses adversaires dans l’ouvrage «Ça reste entre nous, hein?»

Dans le cadre de la campagne pour la présidence de l’UMP, Brice Hortefeux souligne le caractère modéré du candidat. «Nicolas Sarkozy a une règle simple: ne pas s’en prendre aux autres dans cette campagne. Et je peux témoigner n’avoir jamais entendu de propos désobligeants dans sa bouche durant cette période.»

Il adresse ensuite une pique à tous les anciens ministres de Nicolas Sarkozy, devenus des adversaires, comme Bruno Le Maire: «Pour ma part, j’ai pour ADN la loyauté à l’égard de celui qui m’a confié des fonctions importantes…»

«La promenade de santé de Marine Le Pen, c'est terminé!»

Insistant sur «la volonté d’apaiser» et le «rassemblement» que souhaite Nicolas Sarkozy, Brice Hortefeux estime que l’UMP est arrivée «à la fin d’un cycle». Changer le nom du parti de droite signifierait ainsi lui «offrir une perspective de rénovation et de rassemblement».

A propos de la présidente du Front national, qui assure se maintenir au second tour de la présidentielle de 2017, Brice Hortefeux lui adresse un lapidaire: «Avec le retour de Nicolas Sarkozy, la promenade de santé de Marine Le Pen, c’est terminé!»

>> Les réactions aux confidences de Nicolas Sarkozy, à lire ici