Sarkozy: Un livre dévoile ses confidences sur «le président ridicule» et les «cons» de l'UMP

LIVRE Dans «Ça reste entre nous, hein?», les journalistes Nathalie Schuck et Frédéric Gershel ont recueilli les confidences mordantes de l'ancien chef de l'Etat...

R.L. avec AFP

— 

Nicolas Sarkozy en meeting à Marseille, le 28 octobre 2014.
Nicolas Sarkozy en meeting à Marseille, le 28 octobre 2014. — BORIS HORVAT / AFP

En retrait mais avec la langue bien pendue. Durant deux ans et demi, de 2012 à 2014, les journalistes du Parisien-Aujourd'hui en France, Nathalie Schuck et Frédéric Gerschel se sont entretenus avec l'ancien président, Nicolas Sarkozy. Ils ont recueilli ses confidences pour publier ce 5 novembre un ouvrage baptisé Ca reste entre nous, hein ?

«Brut de décoffrage»

Le Parisien Magazine a publié des extraits du chapitre consacré aux conférences de luxe de l’ancien président. Chaque intervention lui rapportant entre 100.000 et 150 .000 euros, il aurait ainsi gagné quelque 2 millions d’euros. Mais le livre s'attarde surtout sur les déclarations assassines de Nicolas Sarkozy.

Et il n'épargne personne: François Hollande englué dans l'affaire Gayet, ses camarades de l'UMP ou encore Marine Le Pen. Florilège.

 
 

«Le président ridicule», «la sotte», «le déménageur»

Relations franco-allemandes? «Hollande n'est qu'un amateur». Photos estivales au Fort de Brégançon: «C'est les Bidochon en vacances». «La seule chose que Hollande sait faire, c'est prendre les ministres dans sa main et les tuer». «Il est mal fagoté, il mange des frites, quand on fait un métier public, il faut faire attention». Après les photos de François Hollande casque sur la tête: «C'est le président ridicule»

Valérie Trierweiler: «Je l'ai toujours trouvée sotte et prétentieuse». «Ce n'était pas une très bonne journaliste politique et pas une très bonne journaliste culturelle non plus».

Manuel Valls: «Valls candidat ? N'importe quoi... A la limite, Taubira aurait plus de chances que lui à gauche». «Il devrait porter des lunettes, il a le regard fuyant», «il fait un peu illuminé». Comme ministre de l'Intérieur, «il y a une différence fondamentale entre lui et moi: il n'a aucun résultat».

«A l'UMP, tous des cons»

Le parti qu'il veut conquérir: «A l'UMP, tous des cons». Son ex-Premier ministre François Fillon: «Un loser». «Il paraît qu'il a beaucoup souffert pendant cinq ans. Peut-être aurais-je dû abréger ses souffrances». Alain Juppé: «Alain, je l'aime bien. Il a dix ans de plus que moi. Puis-je rêver d'un meilleur rival ? Il me fait passer pour jeune».

Marine Le Pen: Des airs de «déménageur», «c'est une masse, elle fait hommasse», «épaisse».

Enfin sur lui-même: «On ne change pas les rayures du zèbre, mais on s'améliore», lâche celui qui recevait les auteurs du livre dans ses bureaux parisiens, payés par la République.