Jean-Christophe Lagarde craint «une révolte ou une révolution» dans la société française

POLITIQUE Candidat à la présidence de l’UDI, le député s’exprime après le drame de Sivens…

20 Minutes avec AFP

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Jean-Christophe Lagarde, Hervé Morin et Jean-Louis Borloo le 3 avril 2013 à l'Assemblée nationale à Paris
Jean-Christophe Lagarde, Hervé Morin et Jean-Louis Borloo le 3 avril 2013 à l'Assemblée nationale à Paris — Eric Feferberg AFP

Le député Jean-Christophe Lagarde, candidat à la présidence de l'UDI, a dit ce vendredi redouter «une révolte ou une révolution» en raison de la «tension» sociale, résultat d'un mélange de «résignation» et d'«exaspération», illustrée selon lui par le drame de Sivens (Tarn).

«Je crois que cela révèle un état de tension extrêmement forte dans notre pays où évidemment une affaire de barrage doit faire l'objet de débats, certainement pas d'affrontements, encore moins d'un mort», le jeune manifestant Rémi Fraisse, a déclaré Jean-Christophe Lagarde sur France Info.

«Discours intéressant» de Manuel Valls

Cette tension «est le résultat à la fois d'une forme de résignation des Français, disant "on est foutu, on ne s'en sortira pas", et d'exaspération en disant "on n'est pas gouvernés, on a besoin d'autre chose"», a poursuivi le député de Seine-Saint-Denis.

«Je pense que nous risquons une explosion sociale et je ne vois pas comment nous allons passer les trente mois qui nous séparent de la prochaine élection présidentielle comme ça, sans qu'il n'arrive rien. J'en ai le sentiment, j'espère me tromper mais cette résignation et cette exaspération, cela peut donner une révolte ou une révolution», a développé Jean-Christophe Lagarde.

Pour le député-maire de Drancy, «la dissolution n'est pas la solution. En réalité, s'il y avait dissolution de l'Assemblée nationale, le gouvernement aurait à peine douze à quinze mois pour gouverner. Ensuite on serait dans la présidentielle».

Candidat à la présidence de l'UDI

Quant à Manuel Valls, «le discours est intéressant. Le problème est qu'il n'a ni la base politique, ni la base sociale pour le faire. (...) Manuel Valls nous invite à venir vivre dans une maison commune dont il est le seul habitant», a-t-il jugé.

Arrivé en tête, avec Hervé Morin, et qualifié pour le deuxième tour de l'élection à la présidence de l'UDI, Jean-Christophe Lagarde assure qu'il fera «tout» pour que le scrutin «reste digne» et «appelle tout le monde à ne pas perdre la tête».

>> Hervé Morin et Jean-Christophe Lagarde candidats en lice pour la présidence de l'UDI

«Nous pouvons gouverner la France», a-t-il assuré. «Notre famille politique, centriste et progressiste, n'a pas gouverné la France depuis 33 ans. Il y a une alternance entre le PS et l'UMP qui malheureusement a mis le pays dans l'état que nous connaissons et que nous subissons».