ISF: Gilles Carrez dans le collimateur du fiscal

FISCALITE Souvent présenté comme un ardent défenseur de la réduction des déficits publics, Gilles Carrez doit être convoqué dans une dizaine de jours par l'administration fiscale...

M.G.

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Gilles Carrez, député-maire UMP de Perreux-sur-Marne (Val de Marne) et président de la commission des Finances à l'Assemblée nationale, le 19 juin 2014.
Gilles Carrez, député-maire UMP de Perreux-sur-Marne (Val de Marne) et président de la commission des Finances à l'Assemblée nationale, le 19 juin 2014. — VILLARD/SIPA/SIPA

Le député-maire UMP de Perreux-sur-Marne (Val de Marne) Gilles Carrez figure, selon Mediapart, parmi les soixante parlementaires en délicatesse avec le fisc, comme le révélait le Canard enchaîné de mercredi dernier.

Souvent présenté comme un ardent défenseur de la réduction des déficits publics, Gilles Carrez doit être convoqué dans une dizaine de jours par l'administration fiscale détaille également le site Mediapart. Il devrait alors se voir infliger un probable redressement fiscal, afin de régulariser sa situation concernant l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) qu'il ne paye pas depuis 2011.

L'élu du Val-de-Marne, interrogé par le site d'information, plaide sa «totale bonne foi» et explique que «si les services fiscaux estiment que je dois basculer dans l’ISF, je ne vais pas discuter. Ce n’est pas un drame». Gilles Carrez a également expliqué à Mediapart être propriétaire d'un pavillon dans sa commune du Perreux, à travers une SCI (Société civile immobilière) avec son épouse.

Abattement de 30%

«Pour calculer la valeur de son bien (qui conditionne son entrée ou non dans l'ISF), le député applique un abattement de 30% autorisé quand il s'agit d'une résidence principale», explique le site. «Or, il semblerait que quand vous êtes propriétaire en SCI, vous n’ayez pas le droit à l'abattement de 30%, même si vous habitez votre maison comme nous depuis trente-huit ans», explique-t-il.

Pourtant expert sur les questions fiscales, le député avoue qu'il «ignorait complètement ce point». «Nous allons en discuter (avec les services fiscaux) et s'il le faut, je réintégrerai les 30%. Je passerai donc au-dessus (du seuil de) 1,3 million d'euros et je paierai l'ISF. Le taux étant à 0,5%, ça n'est vraiment pas un drame, pas un problème financier».

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