VIDEO. Quel avenir pour Gérard Filoche?

POLITIQUE Le socialiste Gérard Filoche, qui a comparé mardi le patron de Total décédé, Christophe de Margerie, à un «suceur de sang» va être convoqué par la Haute autorité du PS, qui examinera les sanctions possibles...

Delphine Bancaud
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Gérard Filoche, membre de l'aile gauche du Parti socialiste, le 15 avril 2014 à Paris
Gérard Filoche, membre de l'aile gauche du Parti socialiste, le 15 avril 2014 à Paris — Jacques Demarthon AFP

Gérard Filoche risque bien de devoir payer son trop grand franc-parler. Ses déclarations sur Christophe de Margerie, le PDG de Total décédé ce mardi n'en finissent plus de faire des vagues.

Membre de l'aile gauche du PS, Il a posté mardi sur Twitter ce commentaire: 

 

Ce qui a provoqué la colère, à gauche comme à droite. Loin de faire amende honorable, le principal intéressé en a remis une couche quelques heures plus tard: 

 

Vers une exclusion du parti?

Des propos qui pourraient sceller son sort politique, à écouter Jean-Christophe Cambadélis, le premier secrétaire du PS ce mercredi sur RTL. «Je pense qu'il a commis une faute, une très grande faute. Je laisse le soin à la Haute autorité (du PS) de dire ce qu'elle en tire des conclusions, je ne serai pas dans l'anathème». «Ça peut justifier toute une série de sanctions», a-t-il ajouté. Les quatre sanctions qui peuvent être examinées par cette Haute autorité, chargée des questions d'éthique du PS et indépendante de la direction, sont l'avertissement, le blâme, la suspension et l'exclusion.

La veille, Manuel Valls a lui même évoqué à mi-mots ce mardi à l'Assemblée, l'hypothèse de l'exclusion du PS de Gérard Filoche: «Et tous ceux qui se comportent, et tous ceux qui ont des mots qui ne sont pas des mots qu'on peut prononcer quand un homme disparaît, ne méritent pas d'être dans la formation politique qui est une grande formation républicaine et qui est la mienne».

Un peu plus tôt mardi, c'était au tour du député socialiste de l'Eure François Loncle, membre de la commission des Affaires étrangères, de demander au parti «l'exclusion de Gérard Filoche, qui n'a rien trouvé de mieux que d'insulter Christophe de Margerie». «On a dépassé la ligne rouge», a-t-il lancé à la presse aux abords de l'Assemblée.

Mélenchon lui tend la main

Dans ce concert de critiques, Gérard Filoche peut cependant compter sur un soutien: l'ancien vice-président du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon, a ainsi proposé de l'accueillir dans sa formation, s'il venait à être exclu du PS.

 

Jean-Luc Mélenchon lui a d'ailleurs adressé un autre tweet de soutien: