Faveur sexuelle au «monarque» Sarkozy: Une ex-élue poursuit un livre

JUSTICE Marie-Josée Roig, ancienne maire UMP d’Avignon s’estime identifiable dans un passage du livre «le Monarque, son fils, son fief» dans lequel le personnage «détend» Nicolas Sarkozy en échange d’une subvention…

20 Minutes avec AFP

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Marie-Josée Roig, ancienne maire UMP d'Avignon, ici en 2004 à Matignon.
Marie-Josée Roig, ancienne maire UMP d'Avignon, ici en 2004 à Matignon. — MEIGNEUX/SIPA

L'ancienne maire UMP d'Avignon Marie-Josée Roig a poursuivi mardi en diffamation l'auteur et l'éditeur d'une fable politique, car elle s'estime identifiable dans un passage narrant la faveur sexuelle qu'accorde une élue au personnage du «Monarque» inspiré de Nicolas Sarkozy.

Un livre écrit par l'ancienne directrice de cabinet de Devedjian

Les passages litigieux se trouvent dans un chapitre intitulé  le monologue du périnée» du livre «le Monarque, son fils, son fief» (éditions du Moment), écrit pas Marie-Célie Guillaume, ancienne directrice de cabinet de Patrick Devedjian au conseil général des Hauts-de-Seine.

Quelques lignes auparavant, quand le personnage du «Monarque» lui lance: «tu ne peux pas me laisser comme ça, tu vois bien que j'ai besoin de me détendre, allez c'est pas grand-chose», le personnage de l'élue s'exécute.

Pour l'avocate de Marie-Josée Roig, Me Raphaëlle Charlier, demandant au tribunal de l'excuser pour la crudité des termes, il est «très clair dans ce passage que Nicolas Sarkozy aurait demandé (à sa cliente) une fellation ou de le masturber aux seules fins d'obtenir une subvention». Sa cliente serait ainsi décrite «comme une femme légère, prête à tout, sans aucune morale». Sa cliente demande 15.000 euros de dommages et intérêts.

L’identification de Marie-Josée Roig loin d’être évidente

Pour le parquet comme pour la défense, l'identification de Marie-Josée Roig est loin d'être évidente. Après la sortie de l'ouvrage, l'attention s'était d'abord portée sur trois autres élues UMP.

En réalité, il s'agissait du «mélange de trois personnes», a plaidé l'avocat de l'auteur, Me Olivier Schnerb. En matière pénale, il faut avoir la «certitude» que la personne est reconnaissable, a renchéri le conseil de l'éditeur, Me Olivier Pardo.

Le tribunal correctionnel de Paris a mis son jugement en délibéré au 25 novembre.