Pour Cambadélis, Martine Aubry n'a pas «d'arrière-pensées» et veut être «utile» au PS

POLITIQUE Le chef du Parti socialiste s'est exprimé ce lundi soir sur BMTV au lendemain du retour médiatique de la maire de Lille...

20 Minutes avec AFP

— 

Jean Christophe Cambadelis speaks to the press after the   French Socialist (PS) ruling-party national council ( conseil national du PS ) Paris, FRANCE - 12/10/2014/LCHAM_lcham013/Credit:LCHAM/SIPA/1410121748
Jean Christophe Cambadelis speaks to the press after the French Socialist (PS) ruling-party national council ( conseil national du PS ) Paris, FRANCE - 12/10/2014/LCHAM_lcham013/Credit:LCHAM/SIPA/1410121748 — SIPA

Le Premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis a affirmé ce lundi ne pas croire que Martine Aubry ait d'«arrière-pensées» dans sa critique de la politique économique de l'exécutif, la créditant d'une «volonté positive d'être utile» au parti et partageant son idée de «redonner du sens».

Cherchant à écarter l'idée d'un coup de poignard dans le dos de Manuel Valls et de François Hollande, Cambadélis a jugé sur BFMTV «normal qu'un grand parti comme le nôtre s'interroge sur notre action au moment que nous traversons» et a déclaré ne pas prendre les interventions que Martine Aubry comme «une foire d'empoigne, mais un débat nécessaire sur l'orientation des socialistes».

«Je la crédite d'une volonté positive»

Comme on lui demandait ce que cherchait le maire de Lille, le numéro un du PS a répondu: «Je ne crois pas qu'elle ait d'arrière-pensées». «Je la crédite d'une volonté positive d'être utile à sa formation, de mesurer les difficultés dans lesquelles est Manuel Valls -parce qu'elle n'a pas remis en cause le pacte de responsabilité par exemple-, mais elle est dans sa tradition, quelqu'un qui est plutôt rétif à un certain nombre de mesures et qui veut des marqueurs de gauche», a-t-il ajouté.

Quant à savoir si Aubry ne renforçait pas l'opposition interne au sein du groupe socialiste de l'Assemblée et ne risquait pas de compliquer l'adoption des budgets, Cambadélis a fait observer qu'elle ne donnait pas de «consigne de vote».

Disant partager «l'idée, commune à Manuel Valls et à Martine Aubry, de la réussite de la fin de ce quinquennat», le député de Paris a voulu voir, dans la contribution de Aubry aux états généraux du PS, «moins de tentations d'interpeller que de demandes de réfléchir à la situation telle qu'elle est».

«Eviter le schisme au PS»

Dans son texte, «je suis d'accord sur la nécessité de redonner du sens à notre action, de retrouver la voie du progressisme, reformuler notre socialisme», a-t-il affirmé.

Le débat sur la question fiscale relève, selon Cambadélis, d'un congrès du parti -«même si nos précédents congrès ont toujours décidé qu'il fallait aller dans le sens d'une réforme fiscale»-, et le travail du dimanche ou la part allouée aux entreprises dans les aides de l'Etat ressort du travail parlementaire.

Pour sa part, il a déclaré essayer «d'éviter le schisme au PS, parce que si nous étions amenés à éclater, il n'y aurait plus de gauche, donc nous sommes condamnés à travailler ensemble».