Sapin retoque (encore) Royal sur l'idée d'une vignette pour les poids lourds étrangers

ECOLOGIE Le ministre des Finances explique qu'il est impossible de faire le tri entre les camions selon leur nationalité...

N.Beu. avec AFP

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Michel Sapin et Ségolène Royal à Paris, le 23 juin 2014.
Michel Sapin et Ségolène Royal à Paris, le 23 juin 2014. — BERTRAND GUAY / AFP

Le duo Ségolène Royal-Michel Sapin semble bien au point. L'une propose, l'autre rejette. Après la taxation des sociétés autoroutières, c'est maintenant l'idée émise par la ministre de l'Ecologie d'imposer une vignette aux poids lourds étrangers qui est retoquée par son homologue des Finances, tout du moins en l'état.


Ce lundi matin, Michel Sapin a en effet jugé que, si une vignette était imposée aux poids lourds pour compenser l'écotaxe, il fallait qu'elle le soit «à tous les camions quelle que soit leur origine» et non aux seuls véhicules étrangers, hypothèse évoquée par Ségolène Royal. «Mettre en place un système de vignette à l'entrée oui, mais bien entendu pour tous les camions quelle que soit leur origine», a dit le ministre des Finances sur France Info. «En Europe, on ne taxe pas un camion étranger parce qu'il est étranger», a dit Sapin, interrogé sur une possibilité évoquée dimanche par la ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, pour compenser le manque à gagner né de l'abandon de l'écotaxe.

«Restera à régler le problème des camions étrangers», avait-t-elle dit, en citant l'exemple d'un poids lourd qui «fait son plein en Belgique, traverse toute la France pour arriver en Espagne sans avoir payé la taxe sur le gazole, ce qui n'est pas juste». «On regarde si ce sera une vignette ou une interdiction de prendre les routes nationales avec obligation d'emprunter les autoroutes», a-t-elle dit, en disant que sa «préférence c'est ce qui sera juste et efficace».