Présidence de l'UMP : Eric Ciotti soutient Sarkozy

UMP Pour 2017, en revanche, et la primaire de l'UMP qui se tiendra l'année précédente, son suffrage ira à François Fillon.

M.B. avec AFP

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Le député UMP Eric Ciotti à l'Assemblée nationale le 27 mai 2014
Le député UMP Eric Ciotti à l'Assemblée nationale le 27 mai 2014 — Stéphane de Sakutin AFP

Le député UMP Eric Ciotti, filloniste, a annoncé qu'il voterait Nicolas Sarkozy pour la présidence du parti, mais François Fillon pour la primaire de l'élection présidentielle de 2017, dans une interview au Journal du Dimanche.

"Je vais voter pour Nicolas Sarkozy à la présidence de l'UMP", déclare le président du Conseil régional des Alpes-Maritimes, interrogé à quelques jours du meeting que tiendra l'ancien président à Nice mardi soir. «Il ne vous aura pas échappé que François Fillon n'est pas candidat à cette élection» et qu'il a «choisi de laisser une liberté totale à ses amis», fait-il valoir.

L'UMP «a besoin de jouer collectif»

Soulignant que l'UMP «a besoin de jouer collectif», Eric Ciotti estime que «seul Nicolas Sarkozy peut garantir cette impulsion nouvelle du fait de son autorité et son aura auprès des militants». Le député des Alpes-Maritimes proteste de sa fidélité à l'ancien président, affirmant avoir «soutenu Nicolas Sarkozy dans tous ses combats, y compris en 1995, derrière Édouard Balladur, ou même aux européennes de 1999». «Je suis membre fondateur de l'association de ses amis" et "mon département est celui qui lui a apporté son meilleur résultat de France en 2007 et en 2012», souligne-t-il encore.

Pour 2017, en revanche, et la primaire de l'UMP qui se tiendra l'année précédente, son suffrage ira à François Fillon. «C'est lui qui a l'analyse la plus juste de la situation en proposant au pays une vraie rupture avec des mesures audacieuses et courageuses"» dit Eric Ciotti, «convaincu que le vainqueur de cette primaire sera le prochain président de la République».

«Critiques un peu moutonnières»

Le retour contrarié de Nicolas Sarkozy s'explique, selon lui, par les «critiques un peu moutonnières» dont il fait l'objet. «Une campagne se juge à la fin», observe Eric Ciotti, «convaincu» aussi que l'ex-chef de l'État «recueillera une très large majorité lors du vote des adhérents.»

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