Présidence de l'UDI: Jean-Christophe Lagarde et Hervé Morin en lice après le 1er tour

ELECTION Les deux qualifiés ont 700 voix d'écart et devancent assez largement leurs concurrents...

20 Minutes avec AFP

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Jean-Christophe Lagarde and Hervé Morin sont arrivés en tête de l'élection à la présidence de l'UDI.
Jean-Christophe Lagarde and Hervé Morin sont arrivés en tête de l'élection à la présidence de l'UDI. — SIPA

Jean-Christophe Lagarde et Hervé Morin sont qualifiés pour le second tour de l'élection à la présidence de l'UDI (Union des démocrates et indépendants) dans un score très serré, a-t-on appris jeudi auprès de sources UDI.

Le maire de Drancy, Jean-Christophe Lagarde, devance d'environ 700 voix Hervé Morin, à 35,9% contre 31,5%. Yves Jégo, qui se présentait en tandem avec Chantal Jouanno, recueille lui 21,5%, et Jean-Christophe Fromantin 11,1%. L'UDI comptait 28.305 votants et plus de 16.600 d'entre eux ont participé au scrutin.

Yves Jégo dénonce des manœuvres

Le député UDI Yves Jégo, éliminé au premier tour de l'élection à la présidence de l'UDI, a dénoncé «les réflexes» des «chapelles centristes» et des «manœuvres» juste après l'annonce des résultats jeudi. Yves Jégo est arrivé troisième avec 21,5% des voix. Il se présentait en tandem avec Chantal Jouanno. «A l'évidence, les réflexes traditionnels des chapelles centristes, les manoeuvres et un déploiement de moyens considérables, mettant en cause jusqu'à ma probité, ont joué pour contrer le projet d'indépendance et de renouveau dont nous étions porteurs», a accusé Yves Jégo dans un communiqué. Ce dernier avait assuré la présidence de l'UDI pendant l'absence Jean-Louis Borloo pour raisons de santé. Ce dernier n'a apporté son soutien public à aucun des candidats.

En début de semaine, Yves Jégo, a été épinglé dans la presse pour une enquête préliminaire menée depuis septembre 2013 sur son patrimoine. Il s'était alors défendu «d'accusations violentes et sans fondement». «Au regard des résultats, on ne peut que constater la perte d'influence et l'affaiblissement du Parti radical et être inquiet, car désormais l'esprit de Jean-Louis Borloo ne soufflera plus à l'UDI», a-t-il ajouté.