Poids-lourds: 4 centimes de hausse sur le gazole en 2015 pour compenser l'écotaxe, annonce Vidalies

ÉCOLOGIE Cette solution, temporaire, «va s'appliquer dès le 1er janvier, dès lors qu'elle aura été votée par le Parlement» comme amendement au projet de budget pour l'an prochain, a ajouté le ministre...

20 Minutes avec AFP

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Des poids-lourds sur le boulevard périphérique de Lille, le 12 septembre 2005.
Des poids-lourds sur le boulevard périphérique de Lille, le 12 septembre 2005. — AFP PHOTO FRANCOIS LO PRESTI.

Les poids lourds se verront appliquer une hausse du gazole de quatre centimes d'euros en 2015 afin de compenser l'écotaxe, piste abandonnée par le gouvernement, a annoncé ce jeudi le secrétaire d'Etat aux Transports, Alain Vidalies, à l'issue d'une réunion avec les transporteurs routiers.

Une solution temporaire avant de nouvelles discussions

Cette solution, temporaire, «va s'appliquer dès le 1er janvier, dès lors qu'elle aura été votée par le Parlement» comme amendement au projet de budget pour l'an prochain, a déclaré le ministre. Parallèlement, les discussions entre gouvernement et transporteurs vont continuer, pour trouver une solution pérenne de financement des infrastructures de transport, rôle qui incombait à la défunte écotaxe.

Les transporteurs ont accepté de renoncer à deux exonérations de hausse du gazole. D'une part, deux centimes dans le cadre de la taxe carbone, dont ils devaient être exonérés puisqu'ils devaient déjà s'acquitter de l'écotaxe. D'autre part, deux centimes dans le cadre de la taxe gazole, annoncée dans le projet de loi de finances (PLF, budget) pour compenser le manque à gagner après l'abaissement du périmètre de l'écotaxe, et donc une diminution des recettes prévues.

Une recette de 320 millions d'euros

Pour 2015, «nous avons prévu une recette nette de 320 millions d'euros» grâce à ces hausses appliquées aussi aux transporteurs, a détaillé Alain Vidalies. Le péage de transit poids lourds, qui devait succéder à l'écotaxe, aurait dû rapporter 360 millions d'euros à l'Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF) et 30 millions aux collectivités locales.