Présidentielle 2017: Nicolas Sarkozy précise ses idées sur le référendum

POLITIQUE Il a évoqué ce mercredi la campagne présidentielle de 2017 en avançant l'idée d'organiser après l'élection trois référendums...

20 Minutes avec AFP

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Nicolas Sarkozy lors d'un meeting le 15 octobre 2014 à Saint-Cyr-sur-Loire (centre)
Nicolas Sarkozy lors d'un meeting le 15 octobre 2014 à Saint-Cyr-sur-Loire (centre) — Guillaume Souvant AFP

Nicolas Sarkozy a évoqué mercredi soir en Touraine la campagne présidentielle de 2017 en avançant l'idée d'organiser après l'élection trois référendums, sur la fusion des conseils généraux et régionaux, sur la diminution du nombre de parlementaires, et une activité obligatoire en échange de prestations sociales.

«Le problème de la crédibilité de la parole politique est posé. Donc, pour moi, c'est clair: j'ai proposé l'organisation de trois référendums pour que vous ayez à décider par vous mêmes», a-t-il déclaré devant un gymnase de Saint-Cyr-sur-Loire (banlieue de Tours) bondé par environ deux mille supporters conquis d'avance.

«La question du nombre de parlementaires est clairement posée»

«Je crois au référendum. Je crois que sur le service national [supprimé par le président Jacques Chirac], on aurait été bien inspiré de poser la question par référendum», a-t-il lancé. «La fusion des conseils généraux et régionaux, c'est une question par référendum», a exposé Nicolas Sarkozy comme «première question».

En second lieu, le candidat à la présidence de l'UMP a ajouté : «La question du nombre de parlementaires est clairement posée». Comme troisième référendum, il a proposé, sous les applaudissements du public, que «les allocations sociales soient fournies en échange d'une activité minimum». «Ce serait une bonne idée que ces trois référendums soient organisés à l'occasion des législatives qui suivront l'élection présidentielle», a-t-il conclu.

«Avec Jacques Chirac, je n'ai pas toujours été discipliné, et sage»

L'ancien présudent a admis qu'il n'est pas toujours facile de rassembler, évoquant ses différends passés avec l'ancien président Jacques Chirac à qui il a rendu un hommage appuyé et paradoxal. «On ne peut se réconcilier qu'avec ceux avec qui on s'est fâché auparavant», a-t-il relevé.

«Avec Jacques Chirac, dans le passé... j'ai pas toujours été discipliné, et sage», a reconnu Nicolas Sarkozy. «Quand Jacques Chirac m'a fait l'honneur de m'appeler au gouvernement, quels que fussent par ailleurs nos désaccords, j'ai répondu "oui" parce que ça restera l'honneur de ma vie que d'avoir été dans des gouvernements pour servir mon pays avec Jacques Chirac comme président de la République», a-t-il dit.

«Et quand Jacques Chirac a fait d'autres choix... Je vais vous dire quelque chose : il restera tout de même une partie de ma vie, parce que je ne peux pas oublier que quand je me suis engagé, j'avais 18 ans, je l'admirais. Il était là», a-t-il rappelé. «Alors, la vie, c'est compliqué... mais quand il a eu des ennuis, j'étais là aussi... Et puis il y a aussi Bernadette», a-t-il ajouté devant l'assistance, hilare à l'évocation du soutien appuyé que lui a apporté l'épouse de l'ancien président.