Allocations familiales: Les députés socialistes veulent faire porter les économies aux familles aisées

FAMILLE Les députés vont travailler sur ces nouvelles pistes dès ce mardi...

O. G.

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Famille sur un banc a cote une poussette  au  jardin des plantes du Mans 72  Pays de la Loire  France 09 Aout 2014/Credit:GILE MICHEL/SIPA/1410061712
Famille sur un banc a cote une poussette au jardin des plantes du Mans 72 Pays de la Loire France 09 Aout 2014/Credit:GILE MICHEL/SIPA/1410061712 — SIPA

Selon les informations du Figaro, les députés socialistes ont développé leurs pistes pour réformer les allocations familiales. Il s'agirait de faire peser les 700 millions d'euros d’économies surtout sur les familles les plus aisées. Dans la proposition du gouvernement, toutes les familles étaient concernées.

>> Modulation des allocations familiales: Comment ça marche?

Congé parental divisé à égalité pour le premier enfant

Par exemple, pour la prime de naissance, qui devait initialement être divisée par trois pour le deuxième enfant, les députés proposent qu’elle soit divisée par deux au deuxième enfant pour les familles au-dessus du plafond de ressources de la Prestation d'accueil du Jeune Enfant (PAJE). Mais le plafond (54.000 euros) servant actuellement pour le versement de la prime serait abaissé. Concernant le complément mode de garde (CMG), les 20 % des familles les plus aisées verront cette aide, pour ceux qui emploient une nounou à domicile ou qui font garder leur enfant de moins de 6 ans par une assistante maternelle, diminuer. Quant au congé parental: il sera partagé à égalité entre mère et père au premier enfant (deux fois 6 mois). Pour le deuxième, la mère pourra prendre 24 mois et le père, 12 mois.

D’autre part, cette réduction des aides ne touchera que les nouveaux bénéficiaires en 2015, les familles actuelles n’ayant pas à revoir leur budget. Précision de taille: ces économies ne seront pas à la hauteur des ambitions du gouvernement. Les députés doivent se pencher sur ces amendements dès ce mardi après-midi en Commission des affaires sociales.