VIDEO. Autoroutes: Royal veut la «gratuité le week-end», ce que Matignon juge «difficilement envisageable»

ROUTES La ministre de l'Ecologie souhaite par ailleurs une baisse de 10% des tarifs autoroutiers...

B.D. avec AFP

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La ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, à l'Assemblée nationale le 14 mai 2014
La ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, à l'Assemblée nationale le 14 mai 2014 — Pierre Andrieu AFP

La ministre de l'Ecologie Ségolène Royal souhaite une baisse de 10% des tarifs autoroutiers et «une gratuité, par exemple, le week-end», a-t-elle déclaré ce mardi, précisant que «tout ça est à discuter» lors de négociations à venir entre le gouvernement et les sociétés autoroutières.


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«Il y a 20% de tarif en trop, puisque quand une autoroute fait payer 100 euros, il y a 20 euros de trop qui sont empochés. Ce que je souhaite, c'est qu'il y ait baisse des tarifs autoroutes de 10%, avec une gratuité par exemple le week-end. Tout ça est à discuter», a déclaré sur RTL la titulaire du ministère de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie, auquel est rattaché le secrétaire d'Etat aux Transports, Alain Vidalies.

Cependant, l'idée évoquée par la ministre est «difficilement envisageable», a indiqué Matignon. Manuel Valls a pour sa part souhaité, à l'issue d'une réunion sur le sujet, parvenir à un accord «profitable à tous» dans «les prochaines semaines» sur les concessions des sociétés d'autoroute en France.

«Ca serait leur devoir»

«Souvent, je leur ai dit: « pourquoi vous ne faites pas au moins les autoroutes gratuites le week-end, par exemple, ou aux heures de pointes? ». Ca serait leur devoir», a-t-elle ajouté. Quant aux «10% restants», la ministre souhaite que «ça vienne financer le fonds d'investissement sur les infrastructures».

Après la suspension sine die jeudi dernier du dispositif d'écotaxe sur les poids lourds, Ségolène Royal a indiqué vouloir compenser le manque à gagner en prélevant sur les profits des autoroutes. Le ministre des Finances Michel Sapin avait néanmoins pointé la difficulté de taxer les sociétés autoroutières en raison de la solidité des contrats de concession signés par ces groupes.

«Les autoroutes n'ont pas respecté le contrat qui était le leur»

«Il ne s'agit pas de créer une taxe. Puisque que si je fais une taxe, elles vont en effet repercuter. Ca suffit. Les discussions vont commencer pour les mettre devant leur responsabilité», a déclaré Ségolène Royal.

«Les autoroutes n'ont pas respecté le contrat qui était le leur, c'est-à-dire qu'elles auraient dû baisser les prix au fur et à mesure de la durée d'amortissement des autoroutes. Donc, les Français ont payé deux fois, lors de la construction et quand le gouvernement Rafarin-Villepin a privatisé les autoroutes», a-t-elle martelé. Pour la ministre, les négociations qui vont s'ouvrir visent à ce que «les autoroutes rendent cet argent pour pouvoir faire les travaux d'infrastructures».