Dupont-Aignan renomme son parti en «Debout la France»

POLITIQUE Nicolas Dupont-Aignan a vanté à nouveau son «casier politique vierge» et moqué les turpitudes de ses adversaires...

20 Minutes avec AFP

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Nicolas Dupont-Aignan à Paris le 12 octobre 2014.
Nicolas Dupont-Aignan à Paris le 12 octobre 2014. — WITT/SIPA

Le député souverainiste de l'Essonne Nicolas Dupont-Aignan a présenté dimanche à Paris son parti «Debout la République», rebaptisé «Debout la France» (DLF), comme la «seule alternative crédible pour 2017». La nouvelle appellation qu'il souhaitait a été entérinée par 87% de votes favorables, sur environ 3.100 votants, selon les chiffres communiqués par le parti, qui revendique 13.000 adhérents.

Pour ce 4e congrès depuis la fondation de son parti, en novembre 2008, le député a désigné, devant une salle comble d'environ 900 personnes, sa formation comme «la seule alternative crédible pour 2017», année de la présidentielle.

«Casier politique vierge»

Afin d'illustrer une croissance structurelle et diversifiée qu'il revendique, DLF a présenté quelques militants issus d'autres formations de gauche ou de droite qui s'en sont pris à «l'impasse de l'UE», défendue, selon eux, par le PS et l'UMP, mais aussi à celle du «nationalisme et de l'isolement» du FN.

Se sont ensuite exprimés, pour donner une image de crédibilité, plusieurs figures médiatiques comme l'économiste Jacques Sapir, l'un des principaux partisans en France de la sortie de l'euro, ou Hervé Falciani, ancien informaticien de la banque HSBC à Genève qui a révélé en 2008 des fichiers permettant de découvrir des milliers d'évadés fiscaux dans le monde.

Nicolas Dupont-Aignan a pris la parole en clôture du congrès pendant une heure, vantant à nouveau son «casier politique vierge» et moquant les turpitudes de ses adversaires : «"J'ai changé" dit l'un, "Je ne le ferai plus", dit l'autre, "Ce n'est pas moi qui ai commencé", dit le troisième, "c'est difficile", dit le quatrième, "En matière d'ennuis judiciaires nous sommes tous quittes", dit le cinquième. Voilà la France qui nous dirige, irresponsable ! (...) Refusons l'absolution collective», a demandé le député.