L'affaire des emplois fictifs du RPR en 7 dates

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- Mi-1995 : Le juge de Créteil Eric Halphen met au jour des irrégularités concernant la prise en charge des salaires de deux secrétaires du RPR par une entreprise de BTP, Les Charpentiers de Paris. Ces faits sont transmis au tribunal de Nanterre qui ouvre une instruction, confiée à Patrick Desmure.

- Mars 1997 : mise en examen de l'ex-trésorière occulte du parti gaulliste, Louise-Yvonne Casetta. Quelques mois plus tard, trois anciens trésoriers sont mis en examen : Robert Galley (1984-1990), Jacques Boyon (1990-1993) et Jacques Oudin (1993-1995).

- Août 1998 : Le juge soupçonne la Ville de Paris d'avoir salarié des permanents du RPR et met en examen l'ancien Premier ministre Alain Juppé et l'ancien ministre Michel Roussin, le premier en qualité d'ex-adjoint aux finances de la mairie de Paris et secrétaire général du RPR, le second comme ancien chef de cabinet de Jacques Chirac à la mairie de Paris.

- Avril 1999 : Conformément aux réquisitions du parquet de Nanterre, le juge Desmure se déclare incompétent pour enquêter sur un document visant directement le président Jacques Chirac. Dans une note manuscrite, l'ex-maire de Paris évoque un avancement indiciaire en faveur d'une secrétaire employée par la ville mais travaillant en réalité au RPR. La Cour de cassation confirmera l'analyse du juge et du parquet.

- Mai 2003 : Le juge renvoie 27 personnes devant le tribunal correctionnel de Nanterre, dont Alain Juppé qui se voit reprocher d'avoir couvert l'emploi par la Ville de sept personnes travaillant en réalité pour le RPR. Le juge prononce plusieurs non-lieux, notamment pour l'ancien trésorier Jacques Oudin et les anciens directeurs de cabinet de Jacques Chirac, Rémy Chardon et Michel Roussin.

- Janvier 2004 : M. Juppé est condamné à 18 mois de prison avec sursis et écope automatiquement de 10 ans d'inéligibilité. Il fait appel ainsi que cinq autres prévenus, dont Louise-Yvonne Casetta.

– 1er décembre : Alain Juppé a été condamné mercredi à 14 mois de prison avec sursis et une peine complémentaire d'un an d'inéligibilité par la cour d'appel de Versailles, qui l'a reconnu coupable de "prise illégale d'intérêt".